ATTENTION : PENURIE DE BP JEPS !
Et voila…
Ce qui devait arriver arrive…
La France entière est à la recherche de BP JEPS, car faute de ces diplômés, les professionnels du cheval sont en infraction. Contrôlés par des inspecteurs du ministère des sports, boostés par leur nouvelle affectation au sein de la préfecture de région, les voila à pieds d’œuvres, mordants et incisifs comme des guerriers modernes. Mais peut-on leur en vouloir ? Ne sont-ils pas eux-mêmes victimes du système ?
Rappelez-vous I comme Icare. C’est l’uniforme qui fait la puissance. Chacun endosse un uniforme et défend bec et ongles le système dans lequel il est intégré et pour lequel il vend son âme et son temps. Un policier est un policier avant d’être un frère ! un militaire est un militaire avant d’être un père ! Un administratif assermenté est un fonctionnaire d’état avant d’être un mari.
Nous sommes un pays en souffrance et de plus en plus psychorigides. Les règles sont telles qu’elles empêchent toute liberté, les contraintes tellement fortes qu’elles poussent à la schizophrénie… Dans un monde économique difficile, au lieu d’assouplir le système afin que chacun puisse se débrouiller, les patrons embaucher, les citoyens entreprendre, nous vivons dans un monde sclérosé, fait de chausses trappes, ou les papiers et les diplômes empêchent l’innovation et la créativité, par exemple : la nécessité de posséder un diplôme de niveau IV (BP JEPS ou BEES1) pour accompagner en autonomie des promenades ou de la randonnée.
Comme si avant 1995, date à laquelle l’état à décidé d’homologuer des diplômes fédéraux pour accompagner, animer, encadrer et entrer dans la loi, il y avait eu des accidents à foison, des blessés peut être des morts !
Nous sommes en 2010, le pays titube, l’économie se craquelle, l’emploi se délite et l’administration est de plus en plus rigide.
Et nous, que faisons-nous, nous les syndicalistes, les nanars pour mettre le feu à ces lois « communistes ». Nous sommes, avec un gouvernement de droite, libéral, encore plus prisonniers des textes qu’un pays totalitaire.
De l’air, de l’air, de l’air…
Le pays étouffe.
Gilbert DE KEYSER