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LES ORGANISATIONS SYNDICALES
Deux types de syndicats représentatifs existent en France : les
syndicats patronaux et les syndicats de salariés. Les entrepreneurs
et les travailleurs qu'ils représentent se trouvent à chaque
bout de la chaîne professionnelle. Ils se retrouvent au sein d'instances
départementales, régionales et nationales pour, ensemble,
travailler et négocier l'environnement quotidien des salariés
et des entreprises. Ils créent les commissions paritaires nationales
de l’emploi (CPNE), mettent en
place les
conventions collectives. Ils sont les mandataires des branches
professionnelles qu'ils représentent et agissent pour obtenir ou
conserver les droits sociaux ou en obtenir de meilleurs. Les discours
et les démarches ne sont pas les mêmes, selon que l'on représente
les chefs d’entreprises ou bien les salariés.
Les organismes agissant pour le compte des chefs d’entreprises dans
le milieu équestre sont : le Groupement Hippique National (GHN),
le Syndicat National des Etablissements de Tourisme Equestre (SNETE),
le Syndicat National des Entreprises du secteur privé marchand
de la Filière Equestre des Loisirs et du Tourisme (SNEFELT).
Les organismes agissant au nom des salariés de ce même secteur
sont : les syndicats habituels (CFDT,
CGT, FO, CGC, CFTC, FGSOA, FSU, UNSA) ainsi que le Syndicat National des
Enseignants Professionnels Equestres (SNEPE).
Les syndicats de salariés sont vraiment nés peu après
la création des manufactures. En effet, une concentration importante
d’ouvriers venait travailler sur un même lieu de travail.
La garantie d’un travail et l’appât d’un salaire
régulier ont entraîné un mouvement important de paysans
vers les villes où se construisaient les usines nouvelles. Ce flux
a peu à peu entraîné la désertification des
zones rurales. Toutefois ce mouvement n’a pas empêché
la création d’organisations syndicales agricoles représentant
les agriculteurs.
Les premiers syndicats furent des syndicats de salariés quoique
assez tôt le patronat s’est rassemblé. La liberté
syndicale n’a été reconnue qu'après la révolution
de 1848 et adoptée en France par la loi du 21 mars 1884 dite loi
Waldeck-Rousseau. Ainsi les syndicats purent se créer librement
et se grouper en unions, fédérations, confédérations
et faire aboutir leurs premières revendications (repos hebdomadaire,
limitation de la durée du travail...).
Un syndicat (loi de 1884) se créait alors par l’adhésion
de travailleurs (ou de dirigeants) dans le cadre d’un organisme
de défense d’une branche professionnelle ou d’un métier
spécifique, et non pas d’une association type loi de 1901.
La déclaration, les statuts et la liste des dirigeants sont déposés
en mairie.
Les adhérents payent une cotisation. Pour que le syndicat soit
représentatif, il doit regrouper un certain nombre de professionnels
s’étant acquittés de cette adhésion. Les syndicats
jouent un rôle important pour ce qui concerne l’évolution
des conditions de travail, la négociation collective et les conflits
collectifs. Ils participent aux commissions nationales paritaires et gèrent
les conventions collectives.
Ces syndicats de salariés avaient un rôle presque exclusivement
revendicatif mais, peu à peu, ils sont sortis de cette seule attitude
pour travailler à l’évolution de la vie socioprofessionnelle
(mobilisation et revendication). L'ordonnance du 22 février 1945
institue les comités et la loi du 27 décembre 1968 crée
la section syndicale d'entreprise, augmente la représentation syndicale
et définit les fonctions de chacun de ces représentants.
Enfin la loi Auroux du 28 octobre 1982 donne de nouveaux moyens aux syndicats
dans l'entreprise.
Ils ont d’ailleurs participé à la création
de la Sécurité Sociale. Le syndicalisme est avant tout une
affaire de meneurs d’hommes, même si les revendications concernent
tous les salariés. Il faut des tribuns, des meneurs efficaces pour
entraîner les travailleurs tout en leur faisant comprendre l’utilité
de se regrouper. Le syndicalisme naît de difficultés relationnelles
surgissant entre les dirigeants d’entreprises et leurs employés,
dans des environnements nouveaux et difficiles et beaucoup de thèmes
de revendication émergent : la durée du travail, les salaires,
le travail des enfants, le temps de repos, l’amélioration
des conditions de travail, le respect des salariés par les entreprises…
Un syndicat est représentatif lorsqu’il est suffisamment
influent ou que son activité est indiscutable au profit d’un
nombre suffisant d’adhérents. Cette représentativité
est appréciée en fonction des effectifs, de son indépendance
à l’égard des employeurs, de l’importance des
cotisations, de sa présence dans les nombreuses élections
professionnelles. La reconnaissance de la représentativité
d’un syndicat est faite par arrêté ministériel.
Celui du 31 mars 1966 reconnaît au plan national : la CGT, la FO,
la CFDT, la CGC, le CNPF et la CGPME. Au plan régional ou départemental,
tout syndicat est affilié à une organisation nationale.
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