Les
assurances dans le cheval
ASSURANCE
/ GENERALITE : La Responsabilité Civile
Notions générales
sur la responsabilité civile
Aujourd’hui, vous ne pouvez pas parcourir un journal ou
écouter la radio sans que l’on ne mentionne la responsabilité,
qu’elle soit pénale, civile, administrative ou encore
morale. Mais, c’est quoi cette responsabilité dont
tout le monde parle ? Voici donc quelques notions générales
qui vous permettront d’y voir plus clair.
Qu’est ce que la responsabilité
? Etre responsable ? C’est avant tout supporter les conséquences
de ses actes, à savoir répondre des dommages que
l’on cause aux autres, mais également respecter les
engagements pris envers les autres.
La responsabilité peut être tout
autant morale, civile, pénale qu’administrative.
· La responsabilité morale est une affaire de conscience
et se fonde sur des principes moraux.
· La responsabilité civile repose sur une obligation
légale (code civil) de réparer les dommages que
l’on cause à autrui. Elle entraîne une réparation
pécuniaire (remboursement) ou en nature (remplacement).
· La responsabilité pénale prévue
par le code pénale traduit la sanction apportée
par la société. Un même fait peut être
jugé au civil comme au pénal et entraîner
une décision des deux tribunaux.
· La responsabilité administrative repose sur des
bases identiques à la responsabilité civile à
la seule différence qu’un des acteurs est forcément
une administration. Celle qui nous intéresse
plus particulièrement est la responsabilité civile
(RC).
Les principes de mise
en œuvre de la RC
la RC repose sur trois
conditions cumulatives pour sa mise en œuvre :
· il faut avant tout qu’il y ait un dommage ou préjudice
subi par une victime
· il faut également une faute de l’auteur
· enfin, il faut démontrer un lien de causalité
entre le dommage et la faute.
Le dommage doit être
personnel, c'est-à-dire toucher directement la personne
qui l’invoque. Il doit également être direct
(causé directement par le responsable), certain (actuel
et non hypothétique) et encore licite (conforme à
la loi et aux bonnes mœurs).
Le dommage peut être matériel
(ex : j’endommage le van d’un tiers) et entraîner
également une perte financière supplémentaire
appelée dommage immatériel (ex : ce van était
utilisé à des fins professionnelles et sa détérioration
entraîne une perte de bénéfices).
Le dommage peut aussi être corporel
c'est-à-dire atteindre l’intégrité
physique d’une personne (ex : mon cheval blesse une personne
en lui donnant un coup de sabot).
Le dommage peut enfin être moral
(ex : la souffrance d’avoir perdu un proche, la douleur
physique appelée également pretium doloris).
La faute doit résulter d’un
manquement à une obligation soit par une action
ou une omission, volontaire ou involontaire. Elle doit également
résulter d’une volonté libre c'est-à-dire
que l’auteur de la faute ne doit pas avoir été
contraint et devait être conscient de l’acte qu’il
commettait. La plupart du temps, ce sera à la victime de
prouver la faute.
Le lien de causalité est le rapport
direct entre l’acte de l’auteur et le dommage
subi.
Les moyens d’exonération
de la RC
L’auteur, jugé
responsable de son acte, pourra invoquer 3 causes étrangères
pour s’exonérer de sa responsabilité :
· la force majeure
· le fait d’un tiers
· la faute de la victime
La force majeure :
elle repose sur trois conditions cumulatives à savoir que
ce fait doit être imprévisible, irrésistible
et extérieur. Le fait ne pouvait donc pas se prévoir,
ne pouvait pas être évité et doit être
étranger à l’auteur. Ex : une tempête
Le fait d’un tiers : le dommage est dû exclusivement
à un tiers. Il doit également avoir le caractère
d’imprévisibilité et d’irrésistibilité.
La faute de la victime
: le dommage est exclusivement dû au fait de la victime.
Il doit également avoir le caractère d’imprévisibilité
et d’irrésistibilité.
Deux types de RC
Il existe deux types de RC
: la RC contractuelle et la RC délictuelle ou quasi délictuelle.
La RC contractuelle : elle repose sur la violation
d’une obligation prévue par un contrat. Cette responsabilité
découle de la violation des termes du contrat établi
entre les parties.
La RC délictuelle ou quasi délictuelle
: elle repose sur un acte fortuit entraînant un fait
dommageable. Cette responsabilité découle de la
violation des articles du code civil.
Nous parlerons plus en détail de ces deux
types de RC dans un prochain article.
Gilbert DE KEYSER / Karine MERIENNE