Les
assurances dans le cheval
ASSURANCE
DES ENTREPRISES : RC exploitation
Assurance et code civil
: De manière générale, l’assurance
de Responsabilité Civile découle directement du
code civil. Article 1382 : tout fait quelconque
de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui
par la faute duquel il est arrivé à le réparer
; Article 1383 : chacun est responsable
du dommage qu’il a causé non seulement par son fait,
mais encore par sa négligence ou son imprudence
; Article 1384 : on est responsable non
seulement du dommage que l’on cause par son propre fait
mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes
dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous
sa garde ; Article 1385 : le propriétaire
d’un animal, ou celui qui s’en sert pendant qu’il
est à son usage, est responsable du dommage que l’animal
a causé, soit que l’animal fût sous sa garde,
soit qu’il fût égaré ou échappé.
Responsabilité civile:
On peut déjà souligner que l’assurance de
responsabilité civile est là pour obliger celui
qui cause un dommage matériel, corporel ou immatériel
(perte financière) à le réparer. Nous reviendrons
plus en détails sur la définition des dommages.
Nous retiendrons également l’importance d’un
tiers victime. Ces deux notions, réparation et présence
d’un tiers sont essentielles. Cette responsabilité
existe également pour les personnes dont on répond
(ses enfants par exemple ou les préposés) ou des
choses que l’on a sous sa garde (un animal).
Il est important de prendre conscience du fait que si la responsabilité
civile encourue par une entreprise est large, la couverture en
assurance d’un tel risque est quant à elle limitée
dans son domaine (activités déclarées aux
dispositions particulières, garanties souscrites), dans
son montant ( plafond de garanties et franchises), dans le temps
(période d’effet du contrat) et dans l’espace
(territorialité). Il est essentiel de prendre connaissance
des différentes pièces contractuelles (contrat)
pour savoir si le sinistre est ou non susceptible d’être
pris en charge (dispositions générales, conventions
spéciales, dispositions particulières).
Il faut donc comprendre que l’assurance est limitée
par un contrat, et que tout doit y être notifié.
Dans certain cas, l’assurance n’intervient pas (dans
le cas notamment d’une faute intentionnelle selon l’article
L113-1 du code des assurances) ou prévoit des exclusions.
On aura également compris qu’il faut un souscripteur
(le preneur d’assurance) personne physique (un individu)
ou morale (association par exemple), qui a lu et signé
le contrat et payé les cotisations.
La responsabilité civile exploitation
: Une distinction est faite entre la RC exploitation (celle en
lien avec l’exploitation au quotidien de l’entreprise)
et la RC professionnelle (appelée également RC après
travaux ou après livraison et qui concerne l’activité
pure de l’entreprise). La RC exploitation naît du
fonctionnement habituel, quotidien de l’entreprise. Elle
comprend aussi bien les accidents corporels (chute d’un
client ou d’un tiers dans l’enceinte de l’entreprise),
les dommages matériels (chute d’une branche sur un
véhicule d’un tiers ou d’un salarié),
que les dommages aux biens confiés dont la définition
peut varier selon les contrats d’assurances. Dans le cadre
des activités professionnelles, la notion de bien confié
n’a rien à voir avec celle que l’on rencontre
dans la vie courante : un bien confié est un bien que l’entreprise
est appelée à modifier, transformer.
La RC exploitation est susceptible d’être engagée
du fait de l’activité au quotidien de l’entreprise
assurée mais aussi du fait des préposés (salariés)
, des immeubles appartenant à l’assuré ainsi
que de ses biens meubles (matériels, outillages, marchandises,
animaux). La RC exploitation est susceptible de naître dans
l’enceinte de l’entreprise mais également en
dehors de ses locaux (à l’occasion de salons professionnels
ou lors de déplacements).
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Il est à noter que la RC exploitation ne couvre pas
les conséquences de l’activité en tant
que telle. Tout ce qui découle de l’activité
de l’entreprise, c’est à dire ce pourquoi
elle a été créée, relève
de la RC professionnelle (notion développée
dans un prochain article). |
Les dommages
Il est important de se reporter au contrat
pour la définition des différents types de dommages
: dommages corporels « toute atteinte à l’intégrité
physique d’une personne ainsi que les préjudices
pécuniaires en résultant pour elle et/ou ses ayants
droits ; dommages matériels « la profession s’accorde
pour les définir par toute destruction, détérioration,
perte ou disparition d’un chose ou substance, toute atteinte
physique à des animaux » ; dommages immatériels
« tout préjudice économique, tel que perte
d’usage, interruption d’un service, cessation d’activité,
perte de bénéfice, perte de clientèle ».
Evidemment,
ça ne doit pas paraître très clair.
Il faut déjà comprendre le plus simple, c’est
à dire les dommages corporels (un accident avec une
blessure), les dommages matériels (quand un objet
ou une chose est détérioré) et les
dommages immatériels (perte financière). Sans
doute, cela ne va pas parler facilement à tout un
chacun. Puisque vous êtes professionnel, vous vous
souviendrez que nous venons de parler de l’assurance
de Responsabilité Civile (RC) exploitation, ce qui
sera la première partie d’une série
qui devrait traiter de toutes les assurances concernant
les activités professionnelles. |
Gilbert DE KEYSER / Karine MERIENNE