GEORGES BENOBIEL
(DIRECTEUR INSTITUT BONAPARTE)
Cela fait quelques années que la problématique vétérinaire
perdure : soins vétérinaires effectués par des
non vétérinaires, tels les dentistes équins, les
ostéopathes, les kinés. Les syndicats des vétérinaires
font la chasse et il ne se passe pas de semaines où les tribunaux
n’aient à juger ces gens pour de la pratique illégale
de la médecine. La rencontre avec Monsieur Georges BENOBIEL,
directeur de la société gérant l’Institut
Bonaparte n’a fait qu’aller dans ce sens. Il faut sans doute
revenir un peu en arrière pour comprendre comment fonctionne
cette école supérieure, qui justement joue dans la cour
des grands tout en restant dans la légalité.
Cela fait plus de 20 ans que Georges BANOBIEL est professeur en biologie
dans cette école créée dans les années 1980
par un corse, d’où son nom, qui propose à l’époque
la formation du secondaire. En 1984, il crée la formation d’aide
vétérinaire et il devient directeur de l’école
en 1989. La formation est de haut niveau mais le but n’est pas
de leurrer les candidats ni de les aiguiller sur une voie trouble :
« il s’agit de bien comprendre que
nous ne donnons pas de soins aux animaux, ni ne faisons de diagnostique
sans les directives d’un vétérinaire. D’ailleurs,
les futurs professionnels sortis de notre école ne peuvent en
aucun cas s’installer avec ce diplôme, qui est certificat
d’école . Ils ne peuvent être que salariés,
dans des labos, dans des cliniques vétérinaires, chez
des vétérinaires à leur compte. Il ne s’agit
pas de faire croire aux futurs élèves qu’ils seront
des vétérinaires à la sortie de l’école
».
Les cours sont donnés par des vétérinaires mais
ce ne sont pas les seules matières enseignées. On y trouve
une partie administration / gestion / commerciale et une partie para
médicale. Dans la partie administrative, on trouve l’accueil,
la gestion des commandes, les rendez vous, l’hygiène du
cabinet, et dans celle du para médical, la contention de l’animal,
l’aide aux examens complémentaires, aux radiographies,
aux interventions chirurgicales, la prise en charge des animaux (voir
la présentation du métier) : «
il faut comprendre qu’il n’y a pas de passerelle entre le
métier de vétérinaire et celui d’aide vétérinaire.
D’ailleurs, on aurait dû l’appeler infirmier vétérinaire,
mais ce n’est pas possible en France ».
Pour ce qui concerne le cheval, cela fait partie des spécialisations
sans grands débouchés : «
c’est une des premières remarques que nous faisons aux
futurs élèves lorsque nous présentons l’école
et les formations. Pour ce type de particularisme, il faut établir
un réseau important, voire posséder un bagage équestre
suffisant ».
Il faut sans doute rappeler que cette formation se fait sur 2 ans, qu’il
y a 5 stages pratiques (13 semaines) et que 40 élèves
sont retenus sur 200 demandes. Notons, parce que c’est primordial,
que 80 % des élèves réussissent leurs examens et
que tous trouvent un emploi à la sortie de la formation. Il existe
également un échange d’élèves entre
l’Europe et les Etats Unis.
Un mot pour expliquer la création d’une association européenne
qui regroupe plusieurs écoles d’aide vétérinaire
qui s’appelle d’ailleurs infirmier vétérinaire.
Il s’agit de l’association VETNNET. Elle regroupe la France,
la Hollande, l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande, le
Danemark, la Suède, la Finlande, la Norvège et l’Italie.
Ils créent ensemble une certification des divers établissements
de formation.
« il faut expliquer aux candidats que le
travail dans le cheval proprement dit est quasi impossible, d’une
part parce que ceux qui y travaillent ne sont pas près de partir
et surtout parce que la plupart des vétérinaires soignent
tous les animaux. Les salaires ne sont pas très élevés
».
Gilbert DE KEYSER
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du site www.chevalinfo.com