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BREVET PROFESSIONNEL SPORTIF (JEPS)
Définition de l’activité
: On en parlait depuis quelques années et finalement le
Parlement a voté la loi. Les députés font entrer
le sport dans un cadre professionnel sportif, rejoignant les pratiques
professionnelles classiques (commissions paritaires, conventions collectives,
formations professionnelles). Cela veut explicitement dire que le monitorat
d’équitation disparaît au profit d’un diplôme
professionnel sportif d’enseignant animateur (niveau IV) avec 6
options équestres : équitation traditionnelle, tourisme
équestre, équitation western, équitation de travail,
équitation sur poney.
La loi du 30 décembre 2002 a modifié la loi du 6 juillet
2000 en précisant notamment que les personnes titulaires d’un
diplôme autorisé, pour assurer l’encadrement des activités
physiques et sportives contre rémunération à la date
du 10 juillet 2000, conservent le droit d’exercer de façon
pérenne (moniteur, animateur poney, accompagnateur de tourisme
équestre).
Ministère concerné par la formation
: le Ministère de la Jeunesse et des Sports
Les centres de formation : Les centres
de formation sont agréés par l’Etat sous l’autorité
du directeur régional de la Jeunesse et des Sports. L’agrément
est soumis à deux conditions : un cahier des charges précis
et la présence d’au moins une personne, responsable pédagogique.
Ce responsable pédagogique doit avoir suivi le cycle de formation
relative à la méthodologie du dispositif en unités
capitalisables ou être reconnu compétent dans ladite méthodologie
dans des conditions définies sur instructions du Ministre chargé
de la jeunesse et des sports. Le cursus de formation mis en oeuvre par
un organisme habilité respecte le principe de l'alternance prévoyant
les séquences de formation en centre et celles en entreprise, sous
tutorat pédagogique. La situation en entreprise est une situation
de formation professionnelle qui n'ouvre pas de prérogatives professionnelles
particulières pour l'apprenant. Elle est construite dans le respect
du plan de formation mis en oeuvre par l'organisme habilité et
respecte une évolution liée à l'acquisition progressive
et à la validation de compétences.
Formation : Précédée
le cas échéant d'une période de pré qualification,
cette formation peut se faire soit par la voie des unités capitalisables
(10 UC. dont quatre sont transversales, cinq sont spécifiques à
la spécialité et une d'adaptation). soit par la validation
des acquis de l’expérience ou encore par un examen composé
d’épreuves ponctuelles. Ces modalités peuvent être
cumulées. Le BP est préparé soit par la formation
initiale pour une durée minimale en centre de formation de 600
heures (à partir de 16 ans), soit par l’apprentissage (de
16 à 25 ans) soit par la formation continue (pour la formation
adulte).
La modalité "épreuves ponctuelles" n’est
pas encore mise en œuvre. Chaque unité capitalisable, quel
qu'en soit le mode d'acquisition, est délivrée par le directeur
régional de la jeunesse, des sports et des loisirs sur proposition
du jury. La validité d'une unité capitalisable est de cinq
ans. Cette durée peut, sur demande motivée, être prolongée
d'un an, non renouvelable, par le directeur régional de la jeunesse,
des sports et des loisirs.
Validation des acquis de l'expérience (VAE)
: Peuvent faire l’objet d’une demande de validation
des acquis de l’expérience, l’ensemble des activités
salariées, non salariées ou bénévoles exercées
de façon continue ou non, pendant une durée totale cumulée
d’au moins trois ans et en rapport avec le diplôme.
Conditions d'accès : Les exigences
préalables sont fixées par arrêté de chaque
spécialité (cf Réglementation des diplômes).
Les exigences préalables requises pour accéder à
la formation prévue à l'article 8 du décret du 31
août 2001 précité et mentionnées à l'article
2 de l'arrêté du 18 avril 2002 susvisé sont : un certificat
médical de non-contre-indication à la pratique des activités
équestres datant de moins de trois mois à l'entrée
en formation ; une attestation de formation aux premiers secours ; une
attestation de réussite aux exigences préalables liées
au niveau de pratique équestre professionnelle, précisées
en annexe III, et délivrées dans des conditions définies
par instruction.
Inscription : elles se font auprès
des directions régionales de la Jeunesse et des Sports.
Le diplôme : Le brevet professionnel
de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, délivré
par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, est un diplôme
d'Etat homologué au niveau IV de la nomenclature interministérielle
des niveaux de formation établie en application de l'article L.
335-6 du code de l'éducation susvisé. Il atteste l'acquisition
d'une qualification dans l'exercice d'une activité professionnelle
en responsabilité à finalité éducative ou
sociale, dans les domaines d'activités physiques, sportives, socio-éducatives
ou culturelles. Lorsque des dispositions législatives ou réglementaires
le prévoient, il atteste l'aptitude du titulaire, notamment en
matière de protection des pratiquants et des tiers. Le diplôme
du brevet professionnel est délivré par le directeur régional
de la jeunesse, des sports et des loisirs : seul, lorsqu'il s'agit d'une
spécialité créée par le Ministre chargé
de la jeunesse et des sports, ou conjointement par les autorités
compétentes des ministères concernés dans le cas
d'une création commune de la spécialité.
Le jury : Il est nommé par le directeur
régional de la jeunesse, des sports et des loisirs. Il est présidé
par un fonctionnaire de catégorie A. Il est composé à
parts égales :de formateurs et cadres techniques, dont la moitié
au moins sont des agents de l'Etat ; de professionnels du secteur d'activité,
à parité employeurs et salariés désignés
sur proposition des organisations représentatives, sauf dispositions
particulières prévues par l'arrêté de création
de la spécialité.
Avis
personnel : On ne peut que se féliciter de l’évolution
des métiers du sport. Pourtant, à l’analyse
des textes et vu les réalités des métiers liés
au tourisme équestre, à l’équitation
sur poney ou à l’équitation classique, il faut
se rendre à l’évidence : ce n’est pas
d’un métier des sports que la filière équestre
a besoin , mais bien d’un métier lié au commerce
et à la vente de produits de loisirs agricoles. En tout état
de cause, il va bien falloir faire avec, à moins que le Ministère
de l’Agriculture aille jusqu’au bout de la logique agricole
et propose des formations et diplômes de type CAPA, BAPA,
Bac Pro ou BTA équestre. On peut toujours rêver. |
Gilbert DE KEYSER
Crédit Photos
: Karine MERIENNE
Rendez vous avec l'équipe
du site www.chevalinfo.com
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