 |
DOCTEUR VETERINAIRE
Présentation
: Les métiers des soins aux chevaux ont la cote
auprès du public qui veut travailler dans la filière cheval.
C'est ainsi que l'on trouve aujourd'hui, outre des vétérinaires,
des auxiliaires vétérinaires, des ostéopathes, des
kinésithérapeutes, des dentistes. Toutefois cela pose un
certain nombre de questions quant ce ne sont pas les vétérinaires
eux mêmes qui lèvent des problèmes de déontologie.
L'ordre des vétérinaires a bien compris la problématique
puisqu'il a produit une plaquette d'explications qui permet de mieux comprendre
les droits et les devoirs des vétérinaires et des citoyens
mais également d'expliquer comment fonctionne le métier.
Cet ordre des vétérinaires "représente tous
les professionnels qui ne relèvent pas directement de l'autorité
publique et qui se prévalent de leur titre dans l'exercice".
(ordre des vétérinaires : loi 47-1564 du 23 août 1947
Articles 25, 28, publiée au Journal officiel “Lois et Décrets”
du 24 août 1947 page 8345).
"Médecin des animaux",
est l'image que l'on accole à ces professionnels de la santé
dont la fonction première est de soigner et de guérir. C'est
un spécialiste de la pathologie animale, mais également
un chirurgien, un radiologue, un ophtalmologiste, un anesthésiste,
un dentiste et même un pharmacien. C'est un conseiller dont la clientèle
est tout autant des animaux de rente (élevage) que de compagnie
(chien et chat). Comme un médecin, il est tenu à une déontologie,
qui en même temps le soumet à des règles mais également
protège la profession des charlatans puisque les soins aux animaux
(comme ceux prodigués aux humains) sont réglementés.
Ministère
concerné par la formation : Le ministère
de l’Agriculture gère les formations et les diplômes
des vétérinaires.
Conditions d’accès à
la formation (une nouvelle structuration a vu le jour qui
prend effet en 2005) : Comme pour beaucoup de formation après le
baccalauréat, l’entrée dans les écoles nationales
vétérinaires s’effectue sur la base d’une sélection.
Pour se présenter, il faut disposer d’un bon dossier scolaire
avec des résultats de qualité dans des disciplines scientifiques
(math, physique, chimie, biologie). Une des nouveautés est qu’il
est demandé à chaque étudiant de justifier de l’acquisition
d’un niveau correct en anglais. On attend également de chaque
étudiant une bonne connaissance des outils informatiques de la
bureautique.
Il existe 4 voies d’accès
pour entrer dans une école vétérinaire. Cette épreuve
a la réputation d'être très difficile. Quatre écoles
vétérinaires existent : Maisons-Alfort, Lyon, Toulouse et
Nantes. Quatre concours ouvrent la voie aux études :
Concours A : ouvert aux élèves
entrant dans les classes préparatoires BCPST (Biologie, Chimie,
Physique, Sciences de la terre). Ces classes préparatoires ouvrent
l’accès à l’une des écoles de la science
du vivant dont les écoles vétérinaires (ESV)
Concours B : ouvert aux titulaires d'un
DEUG (diplôme d’études universitaires générales)
science de la vie.
Concours C : ouvert aux titulaires d'un
BTSA (brevet technicien supérieur agricole) ou d’un DUT (diplôme
universitaire de technologie).
Concours D : réservé aux
titulaires d’un doctorat en médecine, en pharmacie et en
science odonto-stomatologique, diplôme à caractère
scientifique et conférant le grade de master.
(Dans tous les cas, les étudiants admis entrent dans une ENV à
un niveau bac+2)
Diplômes :
Le premier diplôme s’obtient après un examen national
le certificat d’études fondamentales vétérinaires
(CEFV) qui permet à l’élève de terminer ses
études. Il reçoit à l’issue de la dernière
année d’étude le certificat de fin d’études
vétérinaires (CEFV) qui lui permet de soutenir sa thèse
de doctorat vétérinaire. Dès qu’il est diplômé,
le patricien peut envisager d’acquérir des connaissances
plus spécifiques. Dans ce cas, il conviendra de suivre un programme
d’internat dans une école vétérinaire. Il peut
également suivre des enseignements visant à des connaissances
professionnelles spécifiques à l’issue de laquelle
le CEAV (certificat d’études approfondies vétérinaires)
est délivré. Il pourra également entrer dans une
logique de spécialisation et devra effectuer un programme de résidanat
de 3 ans dans une ESV ou une faculté étrangère. S’il
réussit, il pourra recevoir le DESV (diplôme d’études
spécialisées vétérinaires).
Formation : Dès leur
entrée dans une école vétérinaire, les étudiants
auront un cursus organisé en deux temps : Un tronc commun qui durera
6 semestres (3 ans). Il comprend des enseignements théoriques,
dirigés, pratiques et de formation à la clinique dans des
matières organisées en 3 groupes.
Sciences pré-cliniques, anatomie,
physiologie, éthologie, sciences bio moléculaires, zootechnie,
alimentation
Sciences paracliniques, anatomie pathologique,
infectiologie vétérinaire, pharmacie et toxicologie
Sciences cliniques et professionnelles,
filières des animaux de compagnie et de loisirs, filières
des animaux de production, santé publique vétérinaire.
A l’issue de ce tronc commun, l’étudiant
passe un examen national qui vérifie l’acquisition de la
culture scientifique, technique et médicale nécessaire à
la poursuite des études (CEFV).
Une année d’approfondissement
qui dure 12 mois (1 an) dans un secteur professionnel choisi, dans 6 filières
proposées par les écoles. Cette année comprend au
moins un semestre en immersion dans une clinique universitaire, d’une
ENV ou d’une faculté vétérinaire étrangère.
Il faut noter que les écoles ont la possibilité d’organiser
cet enseignement autour de deux filières pour tenir compte des
souhaits du stagiaire.
A la fin de cette année, l’étudiant reçoit
le certificat de fin d’étude (CFEV) lui permettant de soutenir
sa thèse de doctorat. A partir de là, il peut entrer dans
la vie professionnelle directement ou continuer d’acquérir
des connaissances.
Une année de spécialisation
peut permettre au nouveau docteur vétérinaire de continuer
à se former. Il s’agit alors d’un programme d’internat
dans une ENV ou une faculté étrangère, qui durera
12 mois (1 an). Dans cette année, il approfondit ses connaissances
dans une filière professionnelle (clinique par exemple) ou encore
en suivant des enseignements d’un secteur donné, à
l’issue desquels le CEAV (certificat d’études approfondies
vétérinaires) est délivré. La thèse
de doctorat doit être soutenue avant la fin du 15ième semestre
(7 ans).
Pour rentrer dans la logique de spécialisation,
le docteur vétérinaire devra effectuer un programme de résidanat
de 3 ans dans une ENV ou faculté vétérinaire étrangère.
S’il réussit, il reçoit le DESV (diplôme d’études
spécialisées vétérinaires).
Ceux qui souhaitent s’orienter vers les
métiers de la recherche auront le parcours suivant : le
certificat d’études fondamentales vétérinaires
(CEFV) lui confère la première année du grade de
masters (lorsque les écoles auront discuté les possibilités
d’équivalence). Durant l’année d’approfondissement
en ENV, ils pourront effectuer leur seconde année de masters et
ainsi initier des travaux en vue de l’obtention d’une thèse
de doctorat d’université.
Enfin, ceux des étudiants qui souhaitent
embrasser des carrières administratives peuvent être
recrutés par l’ENSV (école nationale de services vétérinaires)
ou l’école de santé des armées.
Emploi : On compte
600 à 700 000 chevaux dont 65 % de chevaux de loisirs en France.
C’est sans doute une des raisons pour laquelle l’activité
vétérinaire autour des équidés connaît
depuis une quinzaine d’années une vraie croissance. Les effectifs
vétérinaires équins ont été multipliés
par 3 en 10 ans.
On comptait en 2004 en France (source annuaire vétérinaire
Roy 2004) 402 vétérinaires équins et 1291 mixtes
(chevaux et autres). On retrouve des services vétérinaires
dans les courses, le sport, les loisirs et l’élevage. Les
salariés se trouvent dans des haras privés et nationaux
ainsi qu’à l’armée. On en trouve également
dans les courses, dans le sport équestre ou bien comme expert privé
ou auprès des tribunaux. On trouve les vétérinaires
dans le milieu citadin (chevaux, animaux de compagnie) ou rural (animaux
de rente, tourisme équestre, centre équestre rural). On
les voit officier pour des pathologies locomotrices (boiterie, traumatologie),
respiratoires (toux), digestives (coliques) ou autres activités
spécifiques (dentisterie, ostéopathie, acupuncture, homéopathie,
kinésithérapeute). Il est à noter que tous les soins
aux chevaux en dehors du sien relèvent de l’exercice illégal
de la médecine. L’éventail des activités est
large : vétérinaire canin, vétérinaire rural,
vétérinaire équin, vétérinaire au Ministère
de la Défense, vétérinaire dans l’industrie
pharmaceutique, vétérinaire dans l’agroalimentaire,
vétérinaire inspecteur (fonctionnaire), vétérinaire
sapeur pompier.
Avis
personnel : ce métier intéresse
de plus en plus de jeunes, mais les études sont longues et
l’accès est particulièrement difficile. En tout
état de cause, être vétérinaire représente
un beau métier de relations avec les animaux. Attention au
fait que les vétérinaires sont de plus en plus attentifs
à la bonne marche de leur profession. C’est ainsi que
l’ordre des vétérinaires surveille de près
les pratiques parfois hasardeuses des métiers tels que dentiste
équin, ostéopathe, kiné, qui ne peuvent être
pratiqués que par un docteur vétérinaire. Les
nouveaux textes (septembre 2005) ne rendent pas ces formations plus
faciles. Le niveau scolaire est haut et ce sont les meilleurs qui
accéderont aux concours puis aux meilleures places. Ne perdez
pas courage. La seule solution, c’est de beaucoup travailler.
Gilbert DE KEYSERCrédit Photos
: Karine MERIENNE
|

Rendez vous avec l'équipe
du site www.chevalinfo.com
Retour |
 |
|
 |