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Porter plainte : quel est le circuit !
| Tout
le monde, un jour ou l’autre, se trouve confronté
à la justice ou à l’injustice, soit
qu’il subisse un préjudice soit qu’il
ait fait quelque chose à quelqu’un. A titre
d’exemple : un cavalier novice
tombe de cheval suite à un galop. Il se fait mal
mais le professionnel n’alerte pas les secours. Il
se fait soigner et arrêter dans son travail pour plusieurs
jours. Malheureusement, le professionnel n’avertit
pas son assurance et le cavalier ne possède pas de
licence. Tout est donc à sa charge.
On pourrait se dire qu’à première vue,
plusieurs fautes sautent aux yeux : le cavalier est novice
le cheval doit être adapté ; du fait qu’il
est novice les allures doivent être particulièrement
adaptées ce qui ne fut pas le cas ; Le cavalier ayant
chuté, le responsable devait alerter les secours
ce qu’il n’a pas fait ; enfin, une déclaration
d’accident devait être faite afin d’ouvrir
un dossier ce qui n’a pas été le cas.
Comme la plupart des citoyens français, chacun répugne
à affronter les autres ou ne sait pas comment faire
pour régler ses affaires ou ses litiges. Dans le
cas présent, le premier conseil que lui donna la
FREF (fédération des randonneurs équestres)
qui se charge d’aider les cavaliers a été
: faire un recommandé AR
afin que ce sinistre soit traité par les assurances.
Malheureusement, l’assureur adverse cherche à
clore le dossier en expliquant que le professionnel n’a
pas de responsabilité dans cette affaire.
En conclusion, ce n’est pas à l’assureur
de décider des responsabilités. Par ailleurs,
il faut que l’accidenté passe à la phase
suivante qui est de porter plainte soit à la gendarmerie
soit directement au procureur de la république. Comment
faire cela, quel en est le coût, faut-il un avocat
? Nous allons faire la liste à partir d’un
document distribué par la gendarmerie et tenter d’être
le plus clair possible.
Gilbert DE KEYSER
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En
premier lieu il faut donc relever le fait que chacun peut
porter plainte selon son estimation, ce qui ne veut pas
dire que son affaire va être poursuivie. On peut d’emblée
se poser la question de l’aspect civil ou pénal
de la plainte. On peut donc être indemnisé
par une autre procédure que nous verrons ultérieurement.
Vous avez intêret à trouver rapidement un avocat
car lui seul peut suivre la procédure. D"autre
part, les juges et les tribunaux entendent différemment
(donc avce plus d'attention) un homme de loi qu'un "pékin"
qui vient défendre ses propres intêrets. |

| Pour
porter plainte, il faut se rendre au commissariat ou de
la gendarmerie les plus proches du lieu de l’infraction,
soit envoyer une lettre au procureur de la république
(en passant par le secrétariat du tribunal de grande
instance qui s’appelle un greffe) ou au commissariat
ou à la gendarmerie. IMPORTANT : les officiers de
police judiciaire ont l’obligation de recevoir toute
plainte et la transmettre au service ou à l’unité
de police judiciaire compétente. La plainte est très
importante et ne doit rien omettre. En tout cas toute plainte
passe par le procureur de la république |
C’est
donc le procureur qui va décider s’il est bien
fondé de poursuivre la plainte. Il décide
des mesures à prendre : la médiation pénale
qui est en fait une entente amiable entre l’auteur
et celui qui subit le préjudice ; la composition
pénale qui peut permettre à l’auteur
des faits de régler son affaire avec le versement
d’une amende, la remise du permis de conduire, la
réparation des dommages, l’exécution
d’un travail non rémunéré. L’exécution
de ces obligations (validés par le juge) met fin
aux poursuites ; le classement sans suite. Vous pouvez ne
pas être d’accord et exercer vous-mêmes
les poursuites en citant directement la personne par l’intermédiaire
d’un huissier de justice ou en déposant une
plainte devant le doyen des juges d’instruction. Il
faut alors se présenter au greffe du cabinet d’instruction
du tribunal le plus proche de chez vous ; la citation directe
par le parquet qui vous amène devant le tribunal
de police ; la comparution immédiate qui permet au
tribunal de juger presque immédiatement l‘affaire
; l’information judiciaire qui correspond à
l’ouverture d’une information judiciaire (avec
un juge qui diligente une enquête). |
| Il est important de savoir
que tout le monde peut se constituer partie civile. C’est
la seule façon de suivre son affaire de bout en bout.
On peut le faire dés la plainte déposée,
avant ou en cours du procès. Il est nécessaire
de se porter partie civile dans un délai de 10 ans.. |
Sans
doute que ce dossier ne permettra pas de tout comprendre
de la justice, surtout que l'on ne sait jamais au départ
qu'elles seront les conclusions. Il ne faut pas oublier
qu'en dehors des textes, toutes les décisions sont
données par des hommes. En ce sens il ne faut jamais
être si confiant en la justice. Les grains de sable
sont nombreux et ce qui nous semble assuré par souvent
en fumée. Il n'empeche qu'il ne faut pas baisser
les bras.
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