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Assemblée Générale de la
Fédération Française d'Equitation

DOSSIER FEDERATION FRANCAISE EQUESTRE

19 juillet 2005: Communiqué de la Fédération Française d'Equitation, sous l'apparence d'un interview journalistique. Les questions (téléphonées) veulent donner l'impression de la liberté et de l'outrecuidance mais on se demande qui en est l'auteur. Finalement cela ne fait pas avancer l'histoire, sinon de rendre les autres responsables de tout et comme si cela ne suffisait pas, en y rajoutant la presse et les journalistes corrompus.
De plus, qui en voudrait à Serge LECONTE dans le monde des journalistes ? Ils ne sont la que pour révéler des faits, aborder les bruits de couloirs, donner aux citoyens les informations qui les concerne.
Ce qui est certain en revanche, même s'il s'en défend, c'est que Serge LECONTE n'est plus celui que l'on a connu au début du GHN, qui a élevé le travail syndical au rang des plus batailleurs en créant la CPNE, la convention collective et qui avait choisi de militer pour la professionnalisation de la filière équestre en parrallèle au monde sportif. Qu'il le veuille ou pas, le mélange des genres ne rend pas les choses plus claires !

Charles DUCASSE

Serge Lecomte répond aux questions auxquelles tout le monde répond mais qui n'ont jamais été posées. Cible régulière des calomnies, rumeurs et malveillances provenant de détracteurs à court d'arguments, Serge Lecomte a choisi de répondre directement et sans tabou à toutes les questions qu'on vient rarement lui poser. Mise au point sur les «on dit» qui galopent dans le milieu équestre.

Dans le nouveau projet de statuts du ministère, le président de la FFE peut être rémunéré. Est-ce à votre demande ?

Non. C'est une demande de l'ancienne équipe. A mon sens, une rémunération pour présider la FFE est malsaine. Et pourquoi pas rémunérer les présidents de CRE ou de CDE ? Cela dénature l'engagement associatif et la motivation qui doit être faite de projets utiles à l'équitation. Depuis que j'assure des fonctions fédérales, j'ai toujours été bénévole.

Comment le Parc Equestre de Lamotte-Beuvron a-t-il été réalisé sur le plan matériel ?

Suite à un concours d'architecte, le Poney Club de France, au départ, puis la FFE à la suite, ont embauché des personnels et mené les travaux en régie directe et en organisant le chantier de A à Z. C'est pour cela que les nombreux contrôleurs qui ont été envoyés pour vérifier toutes les dépenses du Parc Equestre ont toujours été étonnés de trouver très peu de factures d'entreprises du bâtiment.
Depuis le début de la réalisation de ce Parc en 1994, je suis pris à partie en raison de sa réussite. C'est aujourd'hui le seul patrimoine fédéral réalisé depuis l'origine de la fédération créée en 1921. C'est un Parc réalisé avec moins de 10% de subventions sans augmenter le prix des licences de pratiquants. C'est un équipement qui rassemble plus de 1 500 clubs chaque année. C'est la concrétisation d'un projet sportif offert au plus grand nombre de cavaliers qui implique aujourd'hui plus d'un tiers des engagements annuels en compétition.

On dit que vos entreprises ont participé aux travaux. Qu'en est-il ?

En aucun cas, directement ou indirectement elle ne sont intervenues sur le Parc Equestre. Mes entreprises n'ont pas d'autre vocation que l'équitation. Elles réalisent les travaux nécessaires à leur activité, mais ne font aucuns travaux pour des tiers.

Faiseur de présidents ou tombeur de présidents, comment vous situez-vous par rapport à vos prédécesseurs ?


Ce n'est pas une question de personnes, mais de suite logique dans ses idées et ses convictions. La priorité à la croissance permet de satisfaire tout le monde : les cavaliers, les clubs, le sport. J'ai toujours soutenu cet objectif de croissance et je me suis toujours rebellé quand les présidents se sont mis à soutenir les structures et les positions au détriment de l'action.

On vous accuse de privilégier les clubs au point de mettre en péril le sport.

La Fédération doit faire un effort d'équilibre entre le développement des pratiques équestres réalisé grâce aux clubs et l'organisation des compétitions. C'est cet équilibre-là que je défends, surtout pas en essayant d'opposer les clubs et la compétition. Ce sont d'abord les clubs qui initient les cavaliers et organisent la compétition. Le progrès résulte des efforts consacrés à tous.

Les statuts de la FFE comportent une règle anti-cumul alors que vous-même vous cumulez la Présidence de la FFE et du GHN ?

Je suis président du GHN depuis bientôt 10 ans. En équipe, on y a fait du bon travail. Aujourd'hui, ma présidence de la FFE est soumise à de nouvelles élections. Le moment venu, j'analyserai cette situation et j'en tirerai les conséquences. On ne peut pas être à sa tâche quand on cumule. A la fédération, la règle anti-cumul est fondée sur le souci de l'efficacité. Cette règle ne concerne que les présidents de comités régionaux et départementaux. Ils doivent choisir à quel niveau il veulent s'investir. C'est une règle qui est de nature à augmenter la participation associative du plus grand nombre.

Pourquoi avoir organisé une AG le 2 décembre ?


C'était un engagement pris auprès des électeurs en 2000 de ritualiser une Assemblée Générale à Paris le jeudi du Salon du Cheval pour augmenter la motivation à participer au débat fédéral. Depuis 2000, nous sommes restés dans cette logique qui fonctionne bien. Il n'y avait pas de raison d'en changer.

Qui sont vos amis ?

Des représentants d'établissements équestres, associatifs ou privés, des enseignants, des entraîneurs, des sportifs, des éleveurs, des représentants du Haut Niveau. Ils sont tous engagés dans le milieu et reconnus pour leur réussite dans le monde du cheval auquel ils ont souvent consacré leur vie.

Qui sont vos adversaires ?

Très peu de gens de terrain. Des envieux désoeuvrés, des privilégiés du système ... et aussi quelques corbeaux pour propager la rumeur ...

Pourquoi le siège de la FFE est-il à votre club de La Villette ?

En 1999, la FFE s'est retrouvée à la rue sans moyens et sans locaux. Je lui ai mis à disposition gratuitement 500 m2 dans Paris au Parc de la Villette. Ceux-ci sont toujours utilisés depuis par la FFE, sans aucune contrepartie financière. Je paie même les charges dont jamais personne ne s'est inquiété de me proposer le remboursement.

On vous reproche d'utiliser gratuitement pendant l'Open de France, 100 boxes. Qu'en est-il ?

D'abord il n'y a pas 100 boxes mais 116 dont le Parc garde la gestion en toutes circonstances et qui sont, selon les années, répartis généralement comme suit pendant l'Open : 38 boxes affectés au Centre National de Formation : 20 boxes affectés pour le personnel de la fédération : 12 boxes à usage de stockage pour les besoins du parc : 26 boxes qui sont loués au tarif championnats : 20 boxes qui sont utilisés à la discrétion du directeur du parc ou à ma demande pour les imprévus : boxes sanitaires, de chevaux d'arbitres, pour poneys ou chevaux échappés, pour dépanner des situations difficiles, pour les prêts gracieux de chevaux ou poneys pour les DOM-TOM, etc ...
Comme pour tout le monde, les boxes de mes clubs font l'objet d'une facturation et d'un règlement enregistré sur les comptes de la FFE. Cela a été très récemment contrôlé par le cabinet Francis Lefebvre à la demande du comité fédéral, suite aux diverses accusations insidieuses. Il faut y ajouter ceux qui ont été directement réglés par mes cavaliers eux-mêmes.

Pourquoi parle-t-on d'intérêts croisés ?

C'est la technique de la calomnie. On déforme un détail de la réalité pour fabriquer des rumeurs afin de me décrédibiliser et de déstabiliser ceux qui me soutiennent. Cela a valu à la FFE de nombreux contrôles par les services de l'Etat sur tout ce qui concerne en particulier le Parc Equestre : contrôles fiscaux, contrôles de la cour des comptes, enquête de la brigade financière, enquête de la police judiciaire, enquête des Inspections Générales des Ministères, etc ... Tous les contrôles ont confirmé la gestion saine du Parc Equestre. J'ai beaucoup appris à l'occasion de ces contrôles et c'est très utile dans mes fonctions.

Pourquoi la presse équestre semble-t-elle si hostile à votre égard ?


Il s'agit essentiellement d'une presse aux journalistes donneurs de leçons qui privilégient la polémique systématique au détriment de l'information objective. Toute analyse honnête de sa part est un marché de dupes dont je préfère rester à l'écart. La plupart des titres et des journalistes font consciencieusement leur travail d'information du public.

On vous reproche de préférer une gestion d'entreprise à une gestion bénévole pour l'organisation de l'Open de France. Pourquoi ?

Nous avons longtemps fait appel à une gestion bénévole pour organiser nos championnats quand je présidais le Poney Club de France. J'ai pu voir les avantages et compris les limites. Entre des bénévoles bien indemnisés et une entreprise qui vous présente une facture, je préfère la seconde solution. L'essentiel, pour chacun d'entre nous, est d'avoir un bon ratio qualité prix. La solution adoptée dès 2002 de confier les championnats à une organisation professionnelle est la plus performante, c'est pourquoi le comité fédéral a choisi de la maintenir.

Justement , là aussi, on vous accuse d'avoir des intérêts croisés avec cette organisation ?

C'est un amalgame construit à partir d'une vérité simple. J'étais actionnaire d'Equiplan qui exploitait des poney-clubs et dont Jacinte Giscard d'Estaing était gérante. Nous avions convenu de faire un bout de chemin ensemble. J'ai vendu toutes mes parts en 2000. Cela n'a jamais rien eu à voir avec la fédération mais, faute d'arguments, certains s'en servent pour alimenter leurs médisances et la rumeur. On est allé jusqu'à me reprocher un conflit d'intérêts avec la fédération, sous le prétexte insensé que le fait de vendre des licences m'aiderait à faire venir des cavaliers dans mes clubs !!!

Pourquoi avez-vous entretenu les conflits à la tête de la Fédération depuis 5 ans ?


Je les ai subis. Dès la proclamation des élections, J Reverdy a oublié ses engagements électoraux. Pour moi, l'engagement électoral a valeur de contrat moral avec les adhérents. Je m'y suis toujours tenu. C'est sans doute pour cela que j'ai été réélu 7 fois !
En 2000, le deal était clair, J Reverdy s'occupait du sport de haut niveau et des relations fédérales, moi je me consacrais aux réformes, au guichet unique et aux services aux clubs. Cela n'a pas duré plus longtemps que les élections. J'ai été aussitôt enfermé dans mon rôle avec le slogan fallacieux « les clubs contre le sport ». Les réformes à mener n'ont été que partielles et ce qui touchait au sport maintenu en l'état. Je n'étais pas habitué aux actes et aux discours biaisés et la coupe a débordé dès que les clauses du pacte d'unité ont été remises en cause sournoisement.

Pourquoi vous reproche-t-on « une prise illégale d'intérêts » suite à votre participation à la sellerie Forestier ?

Comme beaucoup dans le milieu équestre, je suis très attaché à cette maison ancienne qu'est la sellerie Forestier. Aussi, je me suis engagé provisoirement pour aider un ami à redresser cette entreprise, sauver des emplois et un savoir faire apprécié. Je n'y ai aucune fonction de gestion. C'est une aventure très difficile dans le contexte économique actuel. Ce travail a besoin de confiance et de calme, d'aucuns s'emploient à envenimer une situation déjà délicate pour l'avenir de cette entreprise. Ils m'accusent de conflit d'intérêt parce que des cavaliers licenciés pourraient acheter une selle Forestier. Ils pourraient tout autant me reprocher d'élever des chevaux susceptibles d'être achetés par des adhérents de la FFE. C'est mesquin et méprisant pour les gens qui y consacrent tous leurs efforts.

Quels sont vos échanges financiers avec la fédération ?

Les échanges financiers avec la fédération sont d'ordre purement institutionnel, ils ont été contrôlés dernièrement par le commissaire aux comptes de la FFE et le Cabinet Francis Lefebvre.
Chaque année, les versements que mes clubs et leurs cavaliers effectuent à la fédération représentent environ 150 000 euros et les remboursement de frais de missions que je reçois de la fédération, moins de 8 000 euros. Contrairement à mes prédécesseurs, je ne signe aucun chèque FFE et je n'ai pas de carte bancaire fédérale. Il est facile de comprendre où est mon véritable intérêt : celui de ne pas voir gaspiller l'argent collecté dans nos clubs pour la fédération et d'en optimiser l'utilisation.

Avez vous la crainte de l'échec ?

Engagé dans l'aventure commune de l'équitation depuis l'âge de 28 ans, j'ai acquis la conviction qu'il faut poursuivre la démarche qui donne de la croissance aux activités équestres en pourchassant le superflu des structures administratives au bénéfice de l'action. Je ne saurais poursuivre mon action sans la confiance de ceux qui font l'équitation. La fédération m'intéresse pour ce que je peux y faire, pas pour ce que je peux y être.

Service Communication de la Fédération Française d'Equitation
Tél. : 01.58.17.58.22 - Fax : 01.58.17.58.19
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