| La
loi républicaine doit être la plus forte dans un monde
où c'est le plus riche ou le plus puissant qui décide
de ce qui est juste !
Evidemment, ces premiers numéros
de cheval info ne seront lus que par une minorité de lecteurs
internautes et dieu sait s’il n’y en a pas beaucoup
dans ce milieu professionnel. On peut toujours espérer que
les plus initiés fassent parvenir ces informations en imprimant
les articles.
Nous étions au Salon de l’Agriculture et nous avons
pu rencontrer des dizaines de professionnels et de représentants
syndicaux. Cela nous a permis de mesurer l’écart existant
entre les nouveaux textes qui apparaissent et déterminent
(en principe) l’application de la réglementation et
la réalité du terrain. Il y a du travail d’information
à faire.
Nous avons pu également vérifier la difficulté
de dire la vérité, dans un monde de mandarins où
le pouvoir est détenu par quelques puissants qui décident
ce qui est juste, interprètent la loi et dictent leurs propres
règlements. En réalité, il n’existe dans
cette filière professionnelle du cheval aucun contre pouvoir,
les syndicats existants étant pour la plupart des syndicats
patronaux, davantage préoccupés par leur équilibre
économique que par la lutte pour l’émancipation,
l’autonomie ou la valorisation des salaires.
L’autre problème est l’accès à
l’information, de façon transversale c’est à
dire inter métiers. Par exemple, le GHN fait bien son boulot,
et informe ses adhérents, comme le SNTE d’ailleurs.
Mais toutes ces informations sont pyramidales et ne concernent que
les adhérents. Que sait un patron de tourisme équestre
sur l’évolution des métiers de la formation
équestre ? Or, si la loi permet demain à un accompagnateur
de faire officiellement des formations équestres, cela change
tout son fonctionnement.
Que dire alors de l’information vers les salariés du
secteur, quand on sait qu’il n’y a pratiquement pas
de syndiqués ?
Sans doute va-t-il falloir s’accrocher aux branches, mais
après tout, la plupart des grands journaux ont commencé
en contre des évidences et des idées reçues.
En tout cas, notre choix sera sans doute l’impertinence et
l’irrévérence éditoriale mais il respectera
la vérité, celle des textes et des lois.
La rédaction
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