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peut comprendre le désespoir et la lassitude de ceux qui
militent depuis des années. Les citoyens peuvent-ils réellement
infléchir les lois ?
Les années 2003 / 2005 seront le théâtre d’importants
changements, du fait de l’européanisation des filières
professionnelles, qui peu à peu mettent à mal les
dérives corporatistes, administratives parfois ministérielles
tendant soit à fermer le marché, à le sur encadrer,
à le sur sécuriser, soit à l’isoler du
fonctionnement normal d’une filière professionnelle.
C’est ainsi que depuis plusieurs années, l’ensemble
des métiers de l’animation, l’accompagnement,
la formation fonctionnent en vase clos faisant fi des textes réglementaires
du code du travail, opposant par exemple des formations et diplômes
professionnels à ceux des métiers à visées
pédagogiques, sociales ou socio-éducatives (mise en
selle d'handicapés par rapport à de l’accompagnement
équestre de clients).
Les nouveaux textes de lois des années 2000 / 2003 tentent
de replacer la conception professionnelle dans le cadre classique
du monde du travail français d’une part et des directives
européennes d’autre part (syndicats de patrons et de
salariés, commission nationale paritaire, conventions collectives,
accords de branches, formations et diplômes professionnels).
Si on étudie les textes du brevet professionnel sportif (JEPS),
on se rend rapidement compte qu’il y a encore amalgame. Là
où le législateur parle de projet pédagogique,
le marchand parle de rentabilité ; là où le
Ministère parle de diplômes d’Etat, les professionnels
ont besoin de salariés techniciens compétents. Or,
le Brevet Sportif JEPS est un pur diplôme d’animateur
social, dont la vocation n’est pas de vendre des produits,
de faire du commerce ni de rentabiliser une entreprise marchande.
Comment va-t-on se sortir de l’impasse. Faudra-t-il encore
attendre 15 ans pour que des gens compétents et pragmatiques,
détachés de toute allégeance ministérielle
ou fédérale, valident des formations et diplômes
professionnels adéquats ?
On peut comprendre le désespoir et la lassitude de ceux qui
militent depuis des années. Les citoyens peuvent-ils réellement
infléchir les lois ? Les professionnels d’un secteur
ont-ils le pouvoir de changer ce qui ne leur plait pas face aux
lobbies et à la technocratie française ? pas sûr.
En tous cas, le fonctionnement républicain français
nous amène à nous poser des questions sur la démocratie.
La rédaction
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