C’est le
calme qui précède la tempête.
On n'entend plus parler de rien depuis quelques semaines. Pour
tout dire, j’ai entendu des gens des Haras Nationaux prétendre
que les affaires FFE étaient terminées et que tout
était réglé. Finalement, la désinformation
est tellement omniprésente dans cet espace fédéral
que plus personne n’y comprend rien et croit le dernier
qui a parlé.
Deux mots pour faire un bref bilan du salon
de l’agriculture. Tout d’abord, bravo pour l’accueil
des journalistes, en dehors de quelques réflexions pour
quelques pique-assiettes lors de dégustations en salle
de presse. Je continue à regretter le choix de COMEXPO
qui juge que le salon important c’est le salon du cheval
de Paris (décembre).
En réalité, beaucoup de gens n’ont pas compris
qu’il s’agit de deux évènements distincts.
Le salon du Cheval est un salon
grand public. Il attire des visiteurs, des touristes pourrait-on
dire, qui vont voir des chevaux, des animations, des boutiques
spécialisées, des exposants.
Le salon de l’Agriculture accueille toutes les activités
agricoles d’élevage, de production, de mise en valeur
des animaux, de produits spécifiques, les filières
de formation et la représentation syndicale sauf pour le
milieu du cheval.
Pourquoi est-ce différent pour la partie équine.
Ce salon devrait être ouvert à toute la valorisation
équestre (en dehors des activités sportives), à
toutes les formations professionnelles, aux représentations
syndicales spécialisées sur un espace dédié.
Ce n'est pas le choix des responsables du salon. Une fois encore,
sous de fallacieux prétextes économiques, le monde
du cheval (pourtant aujourd’hui entré dans l’espace
agricole), ressemble à un capharnaüm qui ne répond
à aucune question, ni des visiteurs qui cherchent des réponses
techniques à leurs questions de formation, ni les professionnels
qui ne se connaissent pas entre eux, ni des éleveurs qui
ont beaucoup de mal à se structurer. A ma demande à
la CFDT sur l’évolution de la partie cheval, j’ai
eu comme réponse un haussement d’épaule et
un «ces gens sont fous»
.
On n'est pas sorti du passé militaro-bourgeois
du monde équestre et des résistances politico-administratives
qui confinent pour encore des années les professionnels
du cheval (en dehors des courses) dans le monde inadapté
des sports équestres.
La rédaction