Oui ou non ?
Vous avez compris que ma question concerne le référendum
du mois de mai sur la constitution de l’Europe. Finalement,
tous les corps de métiers sont concernés par les
changements politiques. On peut d’ailleurs supposer que
peu à peu les réglementations finissent par s’homogénéiser.
De là rêver que des lois intelligentes remplacent
les carcans administratifs, il n’y a qu’un pas. Pourquoi
ne pas le franchir ?
Deux mots peut être sur le prochain vote, afin d’y
voir plus clair. Nous avons fait le point d’une façon
globale, car il est impossible de déchiffrer la constitution
que l’on nous demande de voter. Ce n'est pas un bon signe.
Il paraît que c’est parce qu’il n’était
pas facile de mettre d’accord tous les pays.
La principale logique adoptée est celle du profit, de l’économie
de marché. Peut-on faire autrement ? Sans doute que non,
car la plupart des pays ont la nécessité vitale
de voir leur niveau de vie augmenter. Et puis quel est le choix
aujourd’hui : un système économique lié
au marché ou un système de type communiste. Inutile
de dire que pour tous les pays aujourd’hui la question ne
se pose même pas. Le communisme n’est plus à
l’ordre du jour.
En fait, nous n’avons pas le choix. Soit
on tente de faire évoluer le système européen
vers une grande confédération, avec un pouvoir plus
important des peuples soit on le refuse pour rester dans son pays.
Evidemment les problèmes de choix socio-politiques se posent
mais le pouvoir de décisions des pays sur eux même
n’est pas remis en cause. De façon pragmatique, à
moins d’être souverainiste, on ne peut que dire oui
à la constitution. Evidemment, le jour où il faudra
y changer quelque chose, le peuple européen saura le faire.
Et pour nous dans le cheval ? Puisque
nous sommes dans l’espace agricole, nous suivrons les péripéties
de la PAC et soyons sûr que les professionnels de la filière
cheval sauront profiter des opportunités. Quant à
ceux du tourisme équestre, l’élévation
des trains de vie devrait ouvrir les portes des nouveaux vacanciers
vers la France et des nouveaux paysages pour les touristes français.
Gilbert DE KEYSER