LES FORMATIONS PROFESSIONNELLES
EQUESTRE EN QUESTION
Et
voilà !
C’est sur qu’il devait y avoir un loup quelque part.
Innocemment, je pensais que nous étions entrés dans
une époque « adulte » concernant les formations,
voire qu’enfin les professionnels, regroupés au sein
de la CPNE EE, allaient aborder la filière équestre
par un autre bout que la FFE ou bien des ATE et autres GTE. D’une
certaine façon, cela s’est bien passé comme
cela, mais comme d’habitude sans aller suffisamment loin.
Premier constat concernant le CQP.
Bonne idée d’emblée, mais à l’analyse
on se rend compte des magouilles : premièrement le CQP
a vu le jour avec la bénédiction du ministère
de la Jeunesse et des Sports, non pas que ce ministère
veuille que la filière s’émancipe mais parce
que la technocratie sportive ne souhaite pas des diplômes
de niveau 5 ; L’ATE, le GTE, le BAP disparu, on aurait pu
supposer un nouveau diplôme accessible au plus grand nombre,
avec un minimum d’autonomie. Et bien pas du tout. C’est
une formation compliquée, sans autonomie, mise en place
pour permettre aux entreprises équestres de gagner de l’argent.
Du coup, des centaines de citoyens nous appellent pour savoir
comment faire. Par ailleurs, faisant fi de la validation des acquis
et de la possibilité de faire des formations par unités
capitalisables on ne trouve que des formations complètes.
Le BP JEPS, est sans doute le
diplôme le plus nul depuis longtemps. D’une part parce
qu’il ne correspond pas au métier de ceux qui souhaitent
une équitation de haut niveau, sportif ou dressage, d’autre
part parce qu’il est inadapté aux professionnels
de l’équitation populaire et du tourisme équestre.
C’est une formation et un diplôme sportif, qui s’adresse
à toutes les disciplines sportives. Ce n’est pas
parce que l’on y adjoint des options ou des spécialités
que cela leur enlève leur caractère compétitif.
A quel moment le poids syndical pourra t’il aider à
la mise en place de diplômes professionnels comme par exemple
un BAC professionnel option équitation et un CQP (guide
équestre et animateur équestre) autonome et de niveau
4 ? . Rajoutons que là encore, la mise en place de la VAE,
des équivalences ou des formations par Unité capitalisable
se pose.
En revanche, bravo pour les Capacités
équestres professionnelles. Quel bonheur de voir
disparaître une des anomalies la plus flagrante, l’utilisation
des galops fédéraux pour accéder à
des formations professionnelles. Pourtant, pour en parler tous
les jours aux français qui s'inquiètent, on se rend
bien compte que peu de gens suivent l’évolution des
textes, y compris dans des institutions (la gendarmerie et la
police continuent à demander des galops ainsi que certaines
écoles agricoles) Une seule voie pour tout savoir ; www.cpneee.com.
Une seule solution mesdames
et messieurs les professionnels de la filière équestre,
rejoignez les syndicats, que vous soyez patrons (SNETE et GHN)
ou salariés (FO, CGT, CFDT…) et battez-vous pour
faire de cette filière l’avenir du cheval, des entreprises
et des jeunes qui veulent en faire leurs métiers.
Charles DUCASSE.