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Jean philippe marin : Un vrai
éleveur de chevaux
Jean Philippe MARIN, ce n'est
pas n'importe qui. Il est mon frère de "cheval".
C'est avec son père que j'ai appris ce que je sais aujourd'hui
sur l'élevage, sur les chevaux et sur "l'éthologie".
En ce temps là, nous sommes dans les années 1980,
l’éleveur qu’était Monsieur Alexandre
MARIN, connaissait tout sur l’observation de ses troupeaux.
Et pourtant, Robert REDFORT n’avait pas encore chuchoté
à l’oreille des chevaux. Il les connaissait, les débourrait,
les dressait et tout se passait bien. J’ai appris à
sentir les réactions des chevaux, j’ai participé
aux castrations comme aux naissances, j’ai tremblé
en traversant la Gironde sur le bateau qui transportait les chevaux
et parfois des vaches sur son Ile. Jean Philippe m’a appris
à manier le lasso, à diriger le troupeau, à
sortir un cheval du groupe.
Chacun des bien-pensants de la
région critiquait, traitant « Alex » de maquignon.
On a vu des membres de la SPA le traîner devant les tribunaux
parce que les chevaux avaient les pieds dans l’eau. Et puis,
Alexandre MARIN s’est éteint. Jean Philippe s’est
juré de changer son image, de relever le niveau de son élevage,
de faire de sa production de poneys et chevaux une référence.
Il lui a fallut des années, choisissant d’autres juments,
apportant du sang neuf grâce à des choix judicieux
de males reproducteurs. Finalement, 30 ans après, on ne peut
qu’être admiratif devant une telle constance et une
telle vision. Bravo, Monsieur Jean Philippe MARIN.
Quelle leçon pour ceux qui pendant des années se sont
employés à le « casser », le critiquer,
lui fermaient les portes des salons ou des concours. Ils sont où
aujourd’hui, ces donneurs de leçons ?
Gilbert DE KEYSER
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