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LE
NOUVEAU BREVET PROFESSIONNEL SPORTIF
Sans doute sera ce la dernière
fois que nous appelons ce Brevet « nouveau » car depuis
4 ans qu’il est en mouvement il va finir par devenir actuel.
Pour comprendre et analyser ce brevet, nous allons, chapitre par
chapitre, analyser et expliquer son contenu à partir du
texte officiel du Ministère du Sport. Vous devrez donc
prendre connaissance du texte pour finalement tomber sur un encadré
qui devrait permettre une meilleure lecture, ainsi qu’une
critique (subjective) des textes.
De prime abord, nous pouvons nous demander pourquoi il existe
un tel mélange de genre dans ce ministère qui gère
le sport de compétition, l’animation culturelle,
la gestion des centres de vacances, l’engagement de l’action
et du sport populaire, les entreprises proposant des produits
de loisirs….Cette problématique aura sans doute été
une des raisons qui à amené tant de retard dans
la structuration des métiers liés au cheval, car
elle se heurtait sans cesse au principe de réalité,
en fait l’antinomie (des choses qui se repoussent), entre
des activités de compétition et des activités
purement marchandes.
Le pouvoir n’étant pas entre les mains des professionnels
de la filière équestre, mais bien entre celles de
la technocratie , nous voilà engagé dans un processus
sans doute irréversible, dans lequel s’engouffrent
tous les acteurs de la représentation paritaire, faisant
au mieux des intérêts des salariés, des patrons
et des jeunes en quête de métiers à apprendre-
C’est toujours mieux que les anciennes pratiques qui menaient
les gens vers des brevets d’état de techniciens,
décalés de toute approche professionnelle traditionnelle
: syndicats, commission paritaire, conventions collectives, diplômes
et formations spécifiques …. Et c’est encore
mieux que les formations fédérales, vendues à
prix d’or à des stagiaires, persuadés d’avoir
fait le bon choix professionnel. Il n’y a qu’à
voir le turn-over et le nombre d’entreprises viables pour
comprendre le fiasco. Toutefois, à la lecture des textes,
il apparaît que de nouveau il existe une méprise
entre des activités physique et sportive menant aux compétitions
nationales et internationales et des actes purement marchands.
En effet, on ne parle pas d’un métier (par exemple
guide équestre), mais d’un diplôme commun (animateur),
avec des options techniques. C’est ainsi que l’on
verra des brevet JEPS de golf, pugilistique, nautique, automobile
et bien sur équestre. On trouve à l’intérieur
de cette activité différentes options . tourisme
équestre, équitation, équitation de travail
…Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Le monde agricole ira t’il jusqu’au bout de sa logique
en mettant son nez dans les formations, permettant l’apparition
de diplômes professionnels agricoles classiques : CAPA,
BEPA ou Bac Professionnels équestres afin de permettre
aux jeunes et à leurs parents de choisir une voie professionnelle
en toute connaissance de cause ?.
Charles DUCASSE
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Les dates importantes
Décret N° 2001-792
du 31 août 2001 portant règlement général
du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation
populaire et du sport
Textes Généraux (J.O n°
203 du 2 septembre 2001 page 14120)
Arrêté du 18 avril 2002
portant organisation du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation
populaire et du sport
Instruction N° 02-170 du 11 octobre
2002 relative aux modalités de mise en oeuvre du BPJEPS
Arrêté du 28 juin 2003 portant
création de la spécialité activités équestres
du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire
et du sport J.O n° 159 du 11 juillet 2003 (page 11793)
Instruction N° 03 - 111 JS du 4 juillet
2003 relative à la constitution des jurys de diplôme
Courrier DEF2, n°706 du 24/07/2003
(DPA2) : Titre de séjour pour les candidats de nationalité
étrangère
Instruction N° 03-142 JS du 26 Août
2003 relative au modèle d’arrêté de composition
des jurys du BP
Référentiels professionnel
et de certification
1. Description du métier P 2
1.1 Appellation P 2
1.2 Entreprises et structures concernées P 2
1.3 Champs et nature des interventions P 2
1.4 Situation fonctionnelle P 3
1.5 Autonomie et responsabilité P 3
1.6 Évolution dans le poste et hors du poste P 4
2 Fiche descriptive des activités P 4
2.1 - Conduire un projet d’animation, d’initiation ou de
préparation à la
performance
P 5
2.1.1 préparer le projet d’activité qu’il
est amené à réaliser P 5
2.1.2 réaliser et mettre en œuvre des actions P 5
2.1.3 évaluer et rendre compte
P 6
2.2 - S’adapter aux personnes dont on a la responsabilité
et en assurer la protection P 6
2.2.1 identifier les caractéristiques des différents publics
P 6
2.2.2 veiller au public dont on a la charge P 6
2.2.3 éviter la mise en danger d’autrui
P 6
2.3 - Communiquer dans son activité et à l’intérieur
de la structure employeur P 7
2.3.1 communiquer avec les personnes P 7
2.3.2 communiquer en externe P 7
2.3.3 communiquer en interne P 7
2.4 - Participer au fonctionnement et à la gestion de la structure
employeur P 7
2.4.1 participer à l’organisation du fonctionnement P 7
2.4.2 participer à l’administration P 8
2.4.3 participer à la gestion financière P 8
Annexe 1 - méthode d’élaboration
du référentiel professionnel P 9
Annexe 2 - bibliographie P 10
Annexe 3 - méthode d’identification des activités
P 11
Annexe 4 - cahier des charges des groupes de travail P 12
Annexe 5 - activités liées à chaque support technique
d’animation P 13
Référentiel professionnel
1 - Description du métier
1.1 Appellation : Les profils d’emplois
déjà repérés sont notamment : animateur,
accompagnateur, moniteur, médiateur, etc.…Pour une meilleure
compréhension on utilise le terme générique d’animateur
1.2 Entreprises et structures concernées
: Les activités s’exercent dans le cadre d’associations,
des trois fonctions publiques, (nationale, territoriale, hospitalière)
ou d’entreprises relevant du secteur marchand (il s’agit
le plus souvent de très petites entreprises).
1.3 Champ et nature des interventions : l’animateur
réalise de manière autonome des prestations d’animation,
d’initiation et/ ou d’enseignement dans le champ socioculturel,
sportif ou de l'éducation populaire. Pour cela, il s’appuie
sur des techniques sociales, socio-éducatives, socioculturelles,
physiques ou sportives. Il garantit au pratiquant, adhérent,
usager ou consommateur des conditions optimales de sécurité
et de maîtrise de l’environnement tout en assurant la qualité
pédagogique des prestations.
Il a une vocation éducative, dans les champs culturels, sportifs
ou socioculturels en s’appuyant le cas échéant,
sur des techniques. Il participe à l’élaboration
d’une réponse à une demande : de médiation
sociale, d’animation à partir d’un ou plusieurs supports
techniques, d’initiation et/ ou d’enseignement à
une ou plusieurs activités, de développement ou de recréation
de lien social, émanant de demandes publiques ou privées.
Un grand nombre d’entre elles ont une origine associative : il
conduit un projet d’animation, d’initiation ou de préparation
à la performance en encadrant des activités, il s’adapte
aux personnes dont il a la responsabilité et en assure la protection,
il communique dans son activité et sur le fonctionnement de la
structure qui l’emploie, il participe au fonctionnement et à
la gestion de la structure qui l’emploie.
Les publics concernés peuvent être identifiés par
: tranche d’âge, typologie sociale, critères d’origine
socio-géographique, Nature de la demande.
1.4 Situation fonctionnelle
: Le métier est exercé par des femmes et des hommes
pouvant travailler en équipe, à temps plein ou à
temps partiel et sous des statuts variés. Ils exercent fréquemment
leur métier selon des horaires décalés (le soir
ou le week-end) et éventuellement avec une forte saisonnalité.
Le métier est caractérisé par la relation à
un public à l’aide d'activités de type social, culturel,
de loisir, physique et sportif. L’animateur est amené à
accueillir et informer le public au sein de la structure, en vue de
la pratique d'une ou plusieurs activités, dont il maîtrise
les fondements et la pratique. et connaît les normes techniques.
Ce métier comporte une dimension collective, quel que soit le
type d'activité. L’animateur est amené à
conduire un groupe dans la pratique d'activités d'animation,
de médiation, de découverte, de recherche de performances
ou d'initiation.
Enfin il participe à la mise en place de l'offre d'animation
dans le cadre de la structure qui l'emploie. A ce titre, il peut être
amené à préparer sous la responsabilité
de sa hiérarchie, la programmation des activités qu’il
conduit, à partir des attentes du public et dans le respect des
conditions de sécurité.
Situation statutaire : La situation la plus courante
est celle de salarié. Un nombre important de ces professionnels
exercent à temps partiel ou disposent de plusieurs contrats de
travail conclus avec plusieurs employeurs. Il peut travailler à
son propre compte sous divers statuts (agriculteur, artisan, artiste,
profession libérale, travailleur indépendant, SARL, EURL,
micro entreprise,.....).
1.5 Autonomie et responsabilité :
L’animateur exerce son activité de manière autonome
quant à la pratique d’animation ou d’initiation à
une ou plusieurs techniques au sein de la structure qui l’emploie.
Sa responsabilité s’exerce au regard : - des publics dont
il a la charge, spécialement les mineurs, - des bénévoles
et collaborateurs qui participent à son action, - des matériels
et des locaux nécessaires à l’activité. Il
organise ses activités dans le cadre du projet global de la structure
qui l'emploie et des attentes de son public, depuis la programmation
de son activité jusqu’à l’évaluation
finale de son action. Il rend compte du déroulement de son activité.
Le plus souvent, il est intégré à une équipe
mettant en œuvre un projet d’animation sociale, sportive
et/ ou d’éducation populaire, lié à :- un
territoire ou un pays, - un public particulier, - une (ou plusieurs)
activité(s) technique(s). Parfois il peut être amené
à travailler seul ou pour son propre compte.
1.6 Évolution dans le
poste et hors du poste : L’entrée dans la profession
est couramment précédée d’une expérience
de l’encadrement et par une pratique personnelle d’une ou
plusieurs activités qui conduit à des premiers contrats
de travail occasionnels, saisonniers ou à temps partiel. La motivation
personnelle pour l’activité est un élément
moteur pour l’inscription dans la filière. L’évolution
de carrière des professionnels du secteur est marquée
par une entrée dans la profession sous la forme la plus courante
de contrats à temps partiel, avec une évolution vers des
situations à temps plein, le cumul de plusieurs contrats à
temps partiel ou des intégrations aux fonctions publiques par
voie de concours.
L’évolution dans le poste s’effectue également
pour certains animateurs par diversification des supports techniques
qu’ils peuvent être amenés à utiliser. Dans
ce cas, la qualification de la personne augmente, et sa capacité
à trouver un emploi également. La formation professionnelle
continue, qui reste à organiser dans le champ sportif, offre
également la possibilité de promotion sociale vers des
emplois du champ requérant des qualifications de niveau 3 (encadrement
d’équipe, enseignement, entraînement, gestion de
petites structures)
En ce qui concerne plus spécifiquement les supports d’animation
à caractère sportif, l’obligation de diplôme
a conduit une part non négligeable des professionnels à
rechercher l’obtention d’options de plus en plus nombreuses
du brevet d’état.
La multi-activité étant une constante économique
lourde du champ, sa prise en compte est pour beaucoup un atout pour
asseoir leur situation professionnelle. Par ailleurs, certains animateurs
négocient les compétences acquises pour quitter le champ
au bout de quelques années.Ils intègrent souvent des secteurs
connexes, travail social, éducation nationale, activités
culturelles, équipementiers sportifs, grande distribution…
ou même dans des secteurs sans rapport avec leur formation.
Analyse
de cette première partie
Notons d’emblée que le terme
employé pour les métiers du sport est animateur
« Les profils d’emplois déjà
repérés sont notamment : animateur, accompagnateur,
moniteur, médiateur, etc.…Pour une meilleure compréhension
on utilise le terme générique d’animateur
(article 1 1) » .
A la sortie de la formation vous serez
donc un animateur avec une option technique (exemple : animateur
équestre, option tourisme équestre). Pourtant,
il est relevé
« Les activités s’exercent dans le cadre
d’associations, des trois fonctions publiques, (nationale,
territoriale, hospitalière) ou d’entreprises relevant
du secteur marchand (il s’agit le plus souvent de très
petites entreprises (article 1 2) On verra
rapidement que les propos contenus dans ce texte est inadéquat
avec la réalité d’une entreprise (recettes,
dépenses, équilibre financier, respect du code du
travail, syndicat d’employeurs ou de salariés).
Le texte est obligé de préciser
qu’il s’agit d’un diplôme qui permet l’autonomie
« l’animateur réalise de manière
autonome des prestations d’animation, d’initiation
et / ou d’enseignement dans le champ socioculturel, sportif
ou de l'éducation populaire. Pour cela, il s’appuie
sur des techniques sociales, socio-éducatives, socioculturelles,
physiques ou sportives. Il garantit au pratiquant, adhérent,
usager ou consommateur des conditions optimales de sécurité
et de maîtrise de l’environnement tout en assurant
la qualité pédagogique des prestations (article
n° 1 3). Pour ce qui concerne le monde
du cheval, en quoi sommes nous dans un cadre socioculturel, voire
sportif ? En quelle langue faut il parler pour que tous les technocrates
et décideurs politiques comprennent que les activités
équestres sont essentiellement commerciales, que l’on
ne fait que mettre des gens sur un cheval contre le paiement d’une
prestation ?
Le diplôme JEPS est « ouvert aux hommes et
aux femmes qui pourront travailler en équipe à temps
complet ou saisonnier (article n°1 4) ». On
attend de lui qu’il soit un pur de l’animation. Quid
de ceux qui ne sont la que par goût du commerce, de l’entreprise,
essentiellement occupés à gagner de l’argent
dans un métier le cheval ?
La lecture
de l’article suivant est typique du quiproquo. On se rend
bien compte que la réflexion sur les métiers n’est
pas faite par des entrepreneurs du milieu
« Ils exercent fréquemment leur métier
selon des horaires décalés (le soir ou le week-end)
et éventuellement avec une forte saisonnalité. Le
métier est caractérisé par la relation à
un public à l’aide d'activités de type social,
culturel, de loisir, physique et sportif. L’animateur est
amené à accueillir et informer le public au sein
de la structure, en vue de la pratique d'une ou plusieurs activités,
dont il maîtrise les fondements et la pratique. et connaît
les normes techniques (article n°1 4)".
Pourtant, le législateur tente de
faire entrer les différents statuts dans le cadre de la
loi, tout en pensant que la plupart des travailleurs sont des
salariés. Ce n’est pas le cas, puisque la majorité
des entreprises sont des toutes petites structures qui ‘n’ont
pas d’employé « La situation la plus
courante est celle de salarié. Un nombre important de ces
professionnels exercent à temps partiel ou disposent de
plusieurs contrats de travail conclus avec plusieurs employeurs.
Il peut travailler à son propre compte sous divers statuts
(agriculteur, artisan, artiste, profession libérale, travailleur
indépendant, SARL, EURL, micro entreprise,.....) (article
n° 1 4 )".
On postule que les professionnels
« possèdent une expérience préalable
de l’activité, de type saisonnière ou à
temps partiel (article n°1 6) ». Le
brevet JEPS est un diplôme à part, qui cadre ceux
qui travaillent dans un espace particulier, ou prévaut
l’idéologie d’une animation aseptisée,
encadrée, hyper sécurisée, hors champ économique,
isolé de l’acte purement commercial. Pourtant, est
il normal de partir d’un tel a priori. La profession doit
pouvoir s’exercer à partir de formation initiale
(donc sans expérience). Que vient faire cet article ? Notons,
que l’aspect mercantile d’un centre équestre
n’a pas sa place dans cette idéologie. Question :que
viennent faire les professionnels du tourisme équestre
dans cette histoire ?
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2 - Fiche descriptive d’activités
Introduction : La fiche
descriptive d’activités liste l’ensemble des activités
des situations professionnelles concernées. C’est à
partir de ces activités que seront dérivées les
objectifs regroupés dans le référentiel de certification.
Les activités communes aux différents profils d’emploi
du champ sont classées en quatre grandes séries non hiérarchisées
entre elles : conduire un projet d’animation, d’initiation
ou de préparation à la performance en encadrant des activités,·
s’adapter aux personnes dont on est responsable et en assurer
la protection,· communiquer dans son activité et sur le
fonctionnement de la structure employeur,· participer au fonctionnement
et à la gestion de la structure employeur.
Dans chaque série d’activité apparaissent en premier
celles qui sont pratiquées par tous, suivent les activités
qui peuvent être réalisées dans certaines situations
fonctionnelles.
2.1. – l’animateur, l’accompagnateur,
le médiateur, le moniteur… conduit un projet d’animation,
d’initiation ou de préparation à la performance
en encadrant des activités, dans le cadre du projet global et
des objectifs de sa structure et compte tenu des publics visés.
- Il analyse et prend en compte le contexte, les attentes de la structure
qui l’emploie et adapte son action aux contraintes de gestion
de celle-ci : Il prévoit les incidences de sa pratique sur l’environnement.
- Il contribue à la définition des objectifs de son action
; Il élabore un programme ou une progression, hiérarchise
les tâches préalables à la mise en place de l’action
pédagogique, définit les moyens de réalisation
: il prévoit un programme de rechange ou de substitution : Il
prévoit les indicateurs d’évaluation et les critères
de réussite observables et choisit des outils d’évaluation
et d’auto évaluation ; Il veille à se tenir informé
des évolutions du secteur et de son activité ; ·
Il s’adapte à de nouvelles demandes, de nouveaux comportements,
de nouveaux publics et identifie les potentialités du public
pour préparer son projet.
2.1.1 4 : · Il prépare le projet
d’activité qu’il est amené à réaliser
:
2.1.24 : · Il réalise et met en
œuvre des activités :· il prend en charge
les personnes,
· il utilise les méthodes adaptées,· il
choisit et utilise lui-même le matériel technique ou les
moyens nécessaires à son action,· il s’adapte
à la situation, aux aléas, aux imprévus et aux
différents publics et au contexte,· il coordonne l'action
de personnes qui l’assistent,· il enseigne la connaissance
et le respect de l’environnement,· il respecte et fait
respecter les consignes de sécurité,· Il choisit
ses sites d’activité, leurs accès et les aménage.
Activités qu’il peut être
amené à réaliser : · il participe
à l’organisation d’une manifestation, prévoit
les déplacements, organise éventuellement l’hébergement
et la restauration,· il mobilise et fait participer des bénévoles
à la réalisation de son action,
· il analyse les conditions météorologiques et
d’aérologie et leurs évolutions en vue d’anticiper
la réalisation de l’activité et adapte son action
le cas échéant.
2.1.34 Il évalue et
rend compte : - il évalue les acquis, la qualité,
la performance de son action selon les critères et indicateurs,
préalablement définis, il évalue la qualité
des rapports avec l’environnement humain de son activité,
la satisfaction du public et fait des propositions ; il participe par
ses propositions à l’évolution des prestations et
produits, analyse les problèmes rencontrés et propose
des re-médiations ; il évalue son action dans le cadre
du projet utilise des outils d’auto évaluation et rend
compte ; il prévient les comportements à risques (affiliation
aux sectes, toxicomanie, dopage, violence sexuelles….) les identifie
et les signale s’il y a lieu ; il établit le bilan de son
action.
2.2 – l’animateur, l’accompagnateur,
le médiateur, le moniteur s’adapte aux personnes
dont il a la responsabilité et en assure la protection, dans
le cadre du projet global et des objectifs de sa structure et compte
tenu des publics visés.
2.2.14 Il identifie les caractéristiques
des différents publics
2.2.24Il veille au public dont il a la
charge : il évalue et s’informe des besoins et des
capacités des personnes ; il identifie les personnes en difficulté
et adapte son action ; il informe les pratiquants sur les conséquences
des comportements à risques (toxicomanie, dopage, comportements
sectaires, violence sexuelle…),
- il vérifie les conditions de sécurité psychologique,
évalue les situations conflictuelles ; il fait appliquer la réglementation
en vigueur.
2.2.34Il évite la mise en danger d’autrui
: - il applique les lois et règlements en vigueur ; il se tient
au courant des évolutions réglementaires ; il prend en
compte les impératifs de la sécurité notamment
des lieux ; il gère les relations avec les autres utilisateurs
des même espaces ; il gère son stress et sa fatigue.
Activités qu’il
peut être amené à réaliser : il évalue
les capacités physiques des pratiquants ; il repère le
site, délimite. et sécurise les lieux ou se déroule
son action ; il aménage l’espace de réalisation
de l’activité avec le souci de la sécurité
du public ; il prend en compte l’évolution des conditions
de sécurité ; il entretient le matériel technique
nécessaire à son action ; il effectue les démonstrations
d’utilisation du matériel de secours ; il guide son groupe,
organise les étapes du voyage, prépare son itinéraire,
lit une carte et l’interprète ; il conduit une embarcation
à moteur en mer ; il respecte et fait respecter la sécurité
des personnes et des animaux et celle particulière au milieu,
utilise et fait utiliser les protections nécessaires ; il s’informe
sur les conditions météo, et vérifie que les conditions
de sécurité permettent la réalisation de l’action
; il recense et vérifie le bon état du matériel,
son adéquation à l’activité et les conditions
d’entretien et de stockage.
2.3 - l’animateur, l’accompagnateur,
le médiateur, le moniteur communique dans son activité
et à l’intérieur de la structure qui l’emploie,
dans le cadre du projet global et des objectifs de sa structure et compte
tenu des publics visés.
2.3.14Il communique avec les
personnes : il participe à l’accueil et à
l’orientation du public dans la structure ; il participe à
l’élaboration du dispositif d’accueil des publics
; il adapte son mode de communication de manière à être
compris par tous ; il écoute son public et fait émerger
les questions et les propositions ; il informe, et actualise les informations
; il rédige les comptes rendus écrits de son activité
; il anime une réunion.
Activités qu’il peut être
amené à réaliser : il utilise une langue
étrangère ; il prépare les documents à transmettre
aux clients, pratiquants ou usagers pour la réussite de l’action
technique ; il organise la circulation des informations concernant ses
activités en interne.
2.3.24 Il communique en externe : il
se documente et collecte les informations,
- il échange et utilise les nouvelles technologies de communication.
Activités qu’il peut être
amené à réaliser : -Il prépare des
éléments d’informations pour les médias.
2.3.34 Il communique en interne : il
participe aux réunions du personnel ; il participe à l’information
concernant ses activités ; il rédige les comptes rendus
écrits de son action.
2.4 - l’animateur, l’accompagnateur,
le médiateur, le moniteur participe au fonctionnement
et à la gestion de la structure, dans le cadre du projet global
et des objectifs de celle-ci et compte tenu des publics visés.
2.4.14Il participe à l’organisation
du fonctionnement : il participe à l’organisation
du travail ; il participe à la programmation et à la planification
des activités ; il participe à la préparation des
déplacements (moyens, hébergement, restauration).
Activités qu’il peut être
amené à réaliser : - il contribue à
la création de produits ; il participe à l’organisation
d’autres manifestations (spectacle, compétition) ; il participe
à la gestion des stocks ; il tient un cahier de caisse journalier.
2.4.24 il participe à
l’administration : sous la responsabilité de son
employeur il vérifie les éléments du dossier d’inscription,
; il établit les déclarations d’accident,
- il renseigne les documents administratifs et les vérifi ; il
gère la répartition des participants ; il saisit les informations.
Activités qu’il
peut être amené à réaliser dans le
cas ou il est travailleur indépendant : il monte des dossiers
techniques ; il établit une déclaration d’exercice
; il établit une déclaration professionnelle ; il rédige
des courriers administratifs.
2.4.34Il participe à la gestion financière
: il participe à la gestion du budget avec son responsable hiérarchique
; activités qu’il peut être amené à
réaliser notamment dans le cas ou il est travailleur indépendant
; il gère le budget d’achat d’une activité
; il émet des factures et/ ou des notes d’honoraires ;
il estime le coût d’une prestation ; il participe à
l’élaboration du budget annuel ; il participe à
la vente de produits.
Analyse
de la seconde partie
D’emblée, on se rend compte
du quiproquo qui existe entre un professionnel de l’équitation,
seulement la pour vendre un produit (l’équitation
sportive et de loisirs) et le contenu de ce diplôme JEPS
« conduire un projet d’animation, d’initiation
ou de préparation à la performance en encadrant
des activités, s’adapter aux personnes dont on est
responsable et en assurer la protection, communiquer dans son
activité et sur le fonctionnement de la structure employeur,
participer au fonctionnement et à la gestion de la structure
employeur (fiche n°2 - descriptive du métier) ».
Parle t’on du même métier ?
On lui demande un vrai travail d’animateur socioculturel
(cela ressemble beaucoup aux prérogatives du DEFA) dans
un espace professionnel qui est celui d’une entreprise marchande
de produits sportifs et de loisirs : « il évalue
les acquis, la qualité, la performance de son action selon
les critères et indicateurs, préalablement définis,
il évalue la qualité des rapports avec l’environnement
humain de son activité, la satisfaction du public et fait
des propositions, il participe par ses propositions à l’évolution
des prestations et produits, analyse les problèmes rencontrés
et propose des re-médiations, il évalue son action
dans le cadre du projet utilise des outils d’auto évaluation
et rend compte, il prévient les comportements à
risques (affiliation aux sectes, toxicomanie, dopage, violence
sexuelles….) les identifie et les signale s’il y a
lieu, il établit le bilan de son action. (Article n°2
1 34)
De plus, on lui demande de s’investir
dans des situations qui ne le regarde pas, sachant qu’il
n’est qu’un professionnel du commerce et non un délateur
ou un garde chiourme « L’animateur, l’accompagnateur
doit rendre compte de ses actions, il prévient les comportements
à risque, il veille au public dont il a la charge »
(article n° 2 1 34). On ne parle pas
des mêmes professionnels sans doute ?
Enfin, on lui demande de « participer aux réunions
du personnel, à l’information concernant ses activités.
Il rédige les comptes rendus écrits de son action
(article n°2 3 34 ». La encore,
on ne doit pas parler des mêmes métiers. Un moniteur
équestre, un accompagnateur, un animateur poney, un guide
randonnée, un soigneur d’équidés ne
sont pas là pour faire de l’animation de quartier.
Qu’ils soient salariés ou patrons, leur but est de
faire fonctionner une boutique, une entreprise, une société,
une association. Comment les professionnels de l’équitation
et du tourisme équestre vont ils pouvoir faire coïncider
des contraintes administratives sportives avec la liberté
d’entreprendre, de faire du commerce, des bénéfices
dans le cadre légal du code du travail ?
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Méthode d’élaboration du référentiel
professionnel
L’élaboration du référentiel professionnel
a été conduite en six étapes.
1- Appropriation et analyse
des nombreux travaux relatifs aux diplômes et formations, conduits
dans le champ jeunesse et sports depuis plusieurs années (annexe
1) conduisant à une esquisse de la première partie du
référentiel professionnel (description du métier)[1]
2- Décision d’identifier les différentes
activités, constituant la deuxième partie du référentiel
professionnel (fiche descriptive d’activités) selon trois
catégories : · Activités communes à tous
les animateurs du champ ; · Activités réalisées
par certains animateurs exerçant dans des milieux particuliers
ou à l’aide de supports techniques offrant des affinités
entre eux et impliquant des activités ou des pré-requis
communs – voir liste ci-après ; · Activités
spécifiques à chaque support technique. Pour réaliser
ce travail, une grille d’analyse a été adoptée.
Il a été décidé de classer les activités,
dans chaque catégorie, selon cinq fonctions : Fonction de gestion
et d’organisation ;
3 Fonction de communication /relation
;
4 Fonction d’adaptation (les activités
relevant de cette fonction ont, après analyse, été
redistribué entre les autres fonctions) ;
5 Fonction technique (il a été
suggéré par le groupe de travail de la sous-commission
« animation » que cette fonction se nomme désormais
« éducative ») ;
6 Fonction de mise en sécurité
Ces deux typologies relevaient de choix méthodologiques
pour recueillir les matériaux d’élaboration de la
fiche descriptive d’activités. Dans ce document, les fonctions
ont été transformées en quatre séries d’activités
: 1 2 3 4 (cf. page 7)
3- Identification des activités communes
à tous les animateurs du champ : analyse des travaux cités
en réunion du groupe méthodologique national réunion
de deux groupes de travail composés de professionnels en activité
couvrant l’ensemble du champ) (méthode en annexe 2).
4- Identification des activités exercées
par certains animateurs dans des milieux particuliers ou à l’aide
de supports techniques offrant des affinités entre eux et impliquant
des activités ou des pré-requis communs : réunion
de 17 groupes de travail (méthode en annexe 3).
5- Identification des activités spécifiques
liées à chaque support technique. Il s’agit d’une
première série, permettant de recueillir suffisamment
d’éléments pour structurer le référentiel
professionnel (annexe 4). Cette identification se poursuivra ensuite
chaque fois qu’une activité nouvelle sera requise pour
la construction d’une configuration du diplôme.
6- Rédaction de la fiche descriptive
d’activités et formalisation globale du référentiel
professionnel.
Analyse
de la troisième partie
On pouvait penser que ce nouveau brevet
était du à une profonde réflexion, liée
à l’organisation professionnelle des métiers
du sport, ou encore à la pression du ministère du
travail ou de l’éducation nationale afin de mettre
en conformité les pratiques professionnelles d’aujourd’hui.
En fait, tous ces changements sont le fruit des expériences
du ministère des sports (art 1 - Appropriation et
analyse des nombreux travaux relatifs aux diplômes et formations,
conduits dans le champ jeunesse et sports depuis plusieurs années)
qui poursuit son idée de contrôle des métiers
liés à l’encadrement ou à la formation.
Pour ce faire, il à listé les métiers (art
2 : Décision d’identifier les différentes
activités, constituant la deuxième partie du référentiel
professionnel (fiche descriptive d’activités).
On retrouve également la volonté du ministère
de cadrer les activités sportives professionnelles dans
un espace pédagogique, éducatif ‘(art
5 : Fonction technique (il a été suggéré
par le groupe de travail de la sous-commission « animation
» que cette fonction se nomme désormais « éducative
») et l’on retrouve l’absence
totale de la place des marchands, des commerçants, pour
qui une activité, fut elle de loisirs équestres,
n’est rien d’autre qu’une action lucrative et
en aucun cas un concept d’engagement pédagogique.
Enfin, jusqu’à quand va t’on complexer les
professionnels à grand coup de doutes sécuritaires
? (art 6 - Fonction de mise en sécurité)
|
TEXTES GENERAUX (J.O n° 203 du 2 septembre 2001
page 14120)
Décret no 2001-792 du 31 août 2001
portant règlement général du brevet professionnel
de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport délivré
par le ministère de la jeunesse et des sports
Art. 1er. - Le brevet professionnel de
la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, délivré
par le ministère de la jeunesse et des sports, est un diplôme
d'Etat homologué au niveau IV de la nomenclature interministérielle
des niveaux de formation établie en application de l'article
L. 335-6 du code de l'éducation susvisé. Il atteste l'acquisition
d'une qualification dans l'exercice d'une activité professionnelle
en responsabilité à finalité éducative ou
sociale, dans les domaines d'activités physiques, sportives,
socio-éducatives ou culturelles.
(Il est clair qu’il s’agit de
métiers de l’animation. Que viennent y faire les métiers
à visée commerciales ?)
Lorsque des dispositions législatives ou réglementaires
le prévoient, il atteste l'aptitude du titulaire, notamment en
matière de protection des pratiquants et des tiers, à
exercer des fonctions réglementées ou liées à
un exercice professionnel.
( encore une fois revient la problématique
sécuritaire. Pourquoi cette obsession ?)
Art. 2. - Le diplôme
du brevet professionnel est délivré au titre d'une spécialité,
disciplinaire, pluridisciplinaire ou liée à un champ particulier.
Chaque spécialité est créée
: soit par un arrêté du ministre chargé de
la jeunesse et des sports ; soit dans le cas de création commune
d'une spécialité, par un arrêté interministériel
signé par les ministres concernés, après avis de
la commission professionnelle consultative des métiers du sport
et de l'animation. Cet arrêté définit le référentiel
professionnel et le référentiel de certification.
(Ou l’on voit bien que les métiers
créés par la JS tourne autour de l’animation. Que
fait dans tout ça le tourisme équestre ou l’équitation
de loisirs, ou le poney pour les enfants ?)
Art. 3. - Le référentiel
professionnel est composé de la présentation du secteur
professionnel, de la description de l'emploi et de la fiche descriptive
d'activités.
Art. 4. - Le référentiel
de certification est composé de l'ensemble des unités
constitutives du diplôme. Le référentiel de certification
fixe pour chaque unité les compétences professionnelles,
l'objectif terminal d'intégration, les objectifs intermédiaires
des premier et second rangs ainsi que les modalités de l'évaluation
certificative.
Art. 5. - Le diplôme du brevet
professionnel est délivré : a) Soit par la voie d'unités
capitalisables ; b) Soit par la validation d'acquis professionnels ;
c) Soit par un examen composé d'épreuves ponctuelles.
Ces modalités peuvent être cumulées. (On
ne voit pas apparaître encore l’idée de la formation
initiale, que pourraient commencer les jeunes de 16 ans . On pourrait
dire que ce type de formation et de diplôme peuvent être
intéressants dans le cadre de l’action pédagogique
ou de l’animation socioculturelle. Par ailleurs, il faut noter
que l’accès au diplôme par la VAE est parfaitement
adaptée malgré la résistance du ministère.
Art. 6. - Le diplôme
du brevet professionnel, précédé le cas échéant
d'une période de pré qualification, est obtenu par capitalisation
de dix unités dont quatre sont transversales, cinq sont spécifiques
à la spécialité et une d'adaptation.
( Comment peut on croire que tant de métiers
(ski, judo, équitation) peuvent se rejoindre dans un seul diplôme
?)
Art. 7. - Des unités
capitalisables complémentaires respectant les mêmes exigences
que pour celles constitutives du diplôme peuvent être associées
au diplôme du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation
populaire et du sport. Ces unités capitalisables complémentaires
peuvent être regroupées sous la forme d'un certificat de
spécialisation. Elles attestent de compétences professionnelles
répondant à un besoin spécifique. Elles sont délivrées
dans les mêmes conditions que celles figurant dans le diplôme.
Art. 8. - Le brevet
professionnel est préparé : a) Soit par la voie de la
formation initiale ; (à partir de 16 ans en quittant le secondaire
?) b) Soit par la voie de l'apprentissage (de 16 à 25 ans dans
des centres spécialisés type CFA) ; c) Soit par la voie
de la formation continue (pour les adultes en formation professionnelle).
Lorsque le brevet professionnel est préparé par la voie
initiale, l'arrêté prévu à l'article 2 du
présent décret indique le volume horaire minimal de la
formation. Dans tous les cas, le parcours individualisé de formation
doit être précédé d'un positionnement de
l'apprenant.
Art. 9. - Des exigences préalables
définies dans l'arrêté de spécialité
peuvent être requises pour accéder aux formations proposées
à l'article 8 ou à la certification prévue à
l'article 5 du présent décret.
Art. 10. - Le jury est nommé par
le directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs.
Il est présidé par un fonctionnaire de catégorie
A. Il est composé à parts égales : - de formateurs
et cadres techniques, dont la moitié au moins sont des agents
de l'Etat ; de professionnels du secteur d'activité, à
parité employeurs et salariés désignés sur
proposition des organisations représentatives, sauf dispositions
particulières prévues par l'arrêté de création
de la spécialité
(et voilà que .l’on retrouve
des agents de l’état pour gérer un diplôme
(prétendu) professionnel).
Art. 11. - Chaque unité
capitalisable, quel qu'en soit le mode d'acquisition, est délivrée
par le directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs
sur proposition du jury. La validité d'une unité capitalisable
est de cinq ans. Cette durée peut, sur demande motivée,
être prolongée d'un an, non renouvelable, par le directeur
régional de la jeunesse, des sports et des loisirs.
Art. 12. - Le diplôme du brevet
professionnel est délivré par le directeur régional
de la jeunesse, des sports et des loisirs : seul, lorsqu'il s'agit d'une
spécialité créée par le ministre chargé
de la jeunesse et des sports, ou conjointement par les autorités
compétentes des ministères concernés dans le cas
d'une création commune de la spécialité.
Art. 13. - Les organismes de formation
préparant au brevet professionnel par la voie des unités
capitalisables pour une spécialité doivent avoir obtenu,
préalablement à la mise en place de la formation, une
habilitation du directeur régional de la jeunesse, des sports
et des loisirs du lieu de formation. Les conditions de délivrance
de l'habilitation sont fixées par arrêté du ministre
chargé de la jeunesse et des sports après avis de la commission
professionnelle consultative des métiers du sport et de l'animation
(on voit bien toute l’ambiguïté du système.
Il est vrai que les nouveaux textes pour ce nouveau diplôme mettent
à mal le fonctionnement qui existait auparavant. En tout cas
il en est terminé des centres équestres qui faisaient
leur chiffre d’affaire et possédaient une main d’œuvre
bon marché (puisque le stagiaire payait sa formation, son hébergement
et en plus il faisaient les boxes et toutes les corvées).
Art. 14. - Le cursus de formation mis
en oeuvre par un organisme habilité respecte le principe de l'alternance
prévoyant les séquences de formation en centre et celles
en entreprise, sous tutorat pédagogique. La situation en entreprise
est une situation de formation professionnelle qui n'ouvre pas de prérogatives
professionnelles particulières pour l'apprenant. Elle est construite
dans le respect du plan de formation mis en oeuvre par l'organisme habilité
et respecte une évolution liée à l'acquisition
progressive et à la validation de compétences (en revanche,
les centres équestres qui accueilleront des stagiaires .sous
conditions devront respecter les horaires, les temps de repos et devront,
selon le statut des formés, leur régler un salaire).
Art. 15. - En application de l'article
2 du présent décret, l'arrêté créant
une spécialité peut fixer des mesures d'équivalence
ou de dispense.
Art. 16. - Un arrêté du
ministre chargé de la jeunesse et des sports fixe les mesures
transitoires, et notamment celles applicables aux personnes en cours
de formation en vue de l'obtention du brevet d'Etat d'éducateur
sportif ou du brevet d'Etat d'animateur technicien de l'éducation
populaire et de la jeunesse.
Art. 17. - La ministre de la jeunesse
et des sports est chargée de l'exécution du présent
décret, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 31 août 2001.
Analyse
de la quatrième partie
Avant de « pondre » le référentiel
sur le BP les spécialistes du sport ont élaboré
la réglementation de ce diplôme. Relevons une fois
encore qu’il ne s’agit pas à proprement parler
d’un métier mais bien de plusieurs métiers,
tous aussi différents les uns que les autres. Pour arriver
à cadrer ce diplôme, les technocrates du ministère
des sports ont planché et cela a aboutit au texte qui suit.
Il s’agit bien d’un diplôme d’animation
que l’on a étendu à l’accompagnement,
la formation des usagers, à la vente de produits de loisirs
et de tourisme. Il est bien clair qu’il ne s’agit
pas d’un diplôme à vocation commerciale ou
marchand et l’on se demande comment vont faire les professionnels
pour entrer dans ce cadre imposé, qu’ils soient patrons
d’entreprises ou salariés ? |
CREATION DE LA SPECIALITE EQUESTRE
Arrêté du 28 juin 2003 portant création de la spécialité
activités équestres du brevet professionnel de la jeunesse,
de l'éducation populaire et du sport
J.O n° 159 du 11 juillet 2003 (page 11793)
Article 1 : Il est créé
une spécialité « activités équestres
» du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation
populaire et du sport, en application des dispositions du présent
arrêté.
Article 2 : Cette spécialité
est délivrée au titre de mentions dont la liste est ainsi
définie : - équitation ; - tourisme équestre ;
- équitation western ; - équitation de tradition et de
travail ; - attelage
(qui sont les professionnels qui ont planché
sur ces textes et sur le choix des spécialités ; En fallait
il vraiment autant ? Par ailleurs, croit on vraiment qu’il existe
un débouché à l’équitation western
en France ?)
Article 3 : La possession
du diplôme mentionné à l'article précédent
atteste pour son titulaire les compétences identifiées
dans le référentiel de certification relatives à
: - l'encadrement et l'animation d'activités de loisir, d'initiation,
de découverte et de préparation aux premiers niveaux de
compétition en assurant la protection des pratiquants et des
tiers ; - la participation à l'organisation et à la gestion
des activités équestres ; - la participation au fonctionnement
de la structure organisatrice des activités équestres
; la participation à la valorisation de la cavalerie ; - la participation
à l'entretien et à la maintenance du matériel et
des installations.
Article 4 : Le référentiel
professionnel et le référentiel de certification mentionnés
à l'article 4 du décret du 31 août 2001 susvisé
figurent respectivement en annexes I et II au présent arrêté.
Article 5 : Les exigences préalables
requises pour accéder à la formation prévue à
l'article 8 du décret du 31 août 2001 précité
et mentionnées à l'article 2 de l'arrêté
du 18 avril 2002 susvisé sont : - un certificat médical
de non-contre-indication à la pratique des activités équestres
datant de moins de trois mois à l'entrée en formation
; une attestation de formation aux premiers secours ; une attestation
de réussite aux exigences préalables liées au niveau
de pratique équestre professionnelle, précisées
en annexe III, et délivrées dans des conditions définies
par instruction
(pour la première fois on parle de
capacité équestre professionnelle et non plus de galop.
C’est une information capitale même si par ailleurs la formation
équestre des centres s’avère nécessaire.
Reste à savoir qui juge et sur quoi pour obtenir les niveaux
?)
Article 6 : Les objectifs
correspondant aux exigences minimales qui permettent la mise en situation
d'alternance en entreprise conformément aux articles 13 et 14
de l'arrêté du 18 avril 2002 précité sont
définis en annexe IV au présent arrêté. L'organisme
de formation propose au jury, mentionné à l'article 10
du décret du 31 août 2001 précité, les modalités
de certification de ces capacités.
Article 7 : Les modalités de l'évaluation
certificative, précisées à l'article 18 de l'arrêté
du 18 avril 2002 précité, respectent en sus, pour certaines
unités capitalisables, les conditions suivantes : les capacités
constitutives de l'unité capitalisable 9 sont évaluées
indépendamment des autres unités capitalisables ; les
exigences relatives aux objectifs intermédiaires de l'unité
capitalisable 9 sont précisées pour chaque mention par
voie d'instruction.
Article 8 : Tout
titulaire du brevet d'Etat d'éducateur sportif du premier degré,
option « équitation », obtient de droit la validation
des unités capitalisables constitutives du brevet professionnel
de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, spécialité
« activités équestres », mention « équitation
».
Tout titulaire du brevet d'Etat d'éducateur
sportif du premier degré, option « activités
équestres », formation optionnelle « tourisme équestre
», obtient de droit la validation des unités capitalisables
constitutives du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation
populaire et du sport, spécialité « activités
équestres », mentions « équitation »
et « tourisme équestre ».
Tout titulaire du brevet d'Etat d'éducateur
sportif du premier degré, option « activités
équestres », formation optionnelle « attelage »,
obtient de droit la validation des unités capitalisables constitutives
du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire
et du sport, spécialité « activités équestres
», mentions « équitation » et « attelage
».
Article 9 ! Les brevets d'Etat d'éducateur
sportif du premier degré, options « activités équestres
» et « équitation », sont abrogés à
compter du 31 décembre 2005.
Article 10 Le délégué
à l'emploi et aux formations et les directeurs régionaux
de la jeunesse, des sports et des loisirs sont chargés, chacun
en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté,
qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 28 juin 2003.
H. Savy
Nota. - Les annexes au présent arrêté
sont publiées au Bulletin officiel de la jeunesse et des sports,
qui sera disponible auprès du Centre national de la documentation
pédagogique, 77568 Lieusaint Cedex.
Analyse
de la cinquième partie
Il est crée "une spécialité
équestre du brevet professionnel (art n°1)"
ou l'on place l'ensemble des métiers de l'équitation
dans le giron du sport. Dans le même temps on crée
des options "équitation ; tourisme équestre
; équitation western ; équitation de tradition et
de travail ; attelage" et au vu des
spécialités on peut se demander comment ont été
fait ces choix (par exemple équitation western qui aurait
pu se placer dans équitation de travail). L'article
n°3 pourrait nous faire croire que
le législateur a voulu faire un vrai diplôme professionnel
mais le détail des aticles ne va pas dans ce sens. Il n'est
plus question de galops fédérauxune mais d'une "attestation
de réussite aux exigences préalables liées
au niveau de pratique équestre professionnelle, précisées
en annexe III, et délivrées dans des conditions
définies par instruction" (article 5).
La mise en place du Brevet Professionel ne remet pas en cause
le BEES1 "Tout titulaire du brevet d'Etat d'éducateur
sportif du premier degré, option « équitation
», obtient de droit la validation des unités capitalisables
constitutives du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation
populaire et du sport, spécialité « activités
équestres », mention « équitation »
(article n°8). Il faut noter que le
monitorat (BEES) cesse d'exister en 2005 malgré le fait
que l'on trouve encore des formation en cours encore aujourd'hui.
(Article 9) "Les brevets
d'Etat d'éducateur sportif du premier degré, options
« activités équestres » et « équitation
», sont abrogés à compter du 31 décembre
2005".
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