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L'EMPLOI
DANS LA FILIERE CHEVAL
Une explication de Serge LECONTE (REF n°46 juin 2004)
Serge LECONTE est un spécialiste
de la filière cheval. Il est à l'origine de la création
du Groupement Hippique National (GHN), dont il est l'actuel président.
On peut donc penser qu'il maitrise parfaitement la filière
équestre. Pour ce qui concerne la gestion de ses entreprises,
il les mène en entrepreneur lucide et rigoureux. Sa passion
du cheval ne lui a jamais fait oublier la réalité
économique et la viabilité de ses engagements professionnels.
L'article à partir duquel nous allons travailler est intéressant
car il embrasse la totalité de la problématique équestre.
Nous pourrons mieux comprendre pourquoi il faut former les jeunes
aux métiers du cheval et se rendre compte que la filière
équestre est porteuse d'avenir professionnel.
Gilbert DE KEYSER
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Première
remarque
Il est à remarquer que la filière
cheval, qui compend les courses, l'élevage et l'équitation
(sportive ou de loisirs) est finalement assez riche en emploi
et en spécialités. Nous avons relevé sur
l'ouvrage "le guide des métiers du cheval" édité
en décembre 2002, par l'Agence Cheval de France, qu'il
existe plus d'une centaine de métiers ou d'emplois. Cela
va plus loin que la seule équitation ou maréchal
ferrant puisque l'on trouve des auxilières vétérinaires,
les assureurs spécialisés, les artistes équestres,
les cochers ...
En revanche, on ne parle pas encore du niveau d'étude,
et nous ne pouvons manquer de faire remonter les questions d'internautes
ou des parents lors des salons, se dirigeant vers les métiers
du cheval parce que leurs enfants étaient mauvais à
l'école. La filière cheval n'est pas une voie de
garage mais comme nous le dira, Serge LECONTE, un vrai secteur
économique viable.
Gilbert DE KEYSER
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Deuxième
remarque
On commence à toucher à la
fonction économique C'est important, car en réalité
les salaires ne sont pas toujours très haut et en tout
cas souvent en décalage avec la convention collective.
On peut toujours dire que ce n'est pas normal ou pas possible,
il n'empêche que c'est la réalité. Par ailleurs,
il faut se poser la qestion du choix de vie. Au vu du turn over
qui est le lot de la plupart des métiers de l'équitation,
on peut toujours se demander quel est la motivation réelle
des jeunes qui partent en formation et combien leur déception
doit être grande. La plupart des jeunes qui posent des questions
sur les métiers, voire l'angoisse des parents qui sont
incapables de trouver une réponse à leurs problèmes
d'avenir prouve bien que les choses ne sont pas si claires. De
plus, les rencontres avec les responsables de petits centres équestres
et leurs difficultés d'équilbrer leurs comptes ne
vont pas tout à fait dans le sens du propos relevé
sur le document.
Gilbert DE KEYSER
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Conclusion
Il est parfaitement vrai qu'il y a peu
de moniteurs qui ne trouvent pas d'emploi Les accompagnateurs
sont également recherchés. Pour le reste des métiers
tout n'est pas facile. Nous pouvons noter que 600 moniteurs sont
formés chaque années, mais pas un mot pour les futurs
BP JEPS ou pour les travaux fait au sein de monde agricole, et
pas un mot non plus sur les CQP. Nous avons noté également
qu'il fallait former plus de professionnels qu'il n'existe de
poste, mais on peut se poser la question de l'avenir de ceux qui
ratent l'examen.
Pour un ancien comme moi, on peut s'étonner de la conclusion
de Serge LECONTE donnant le pouvoir aux directions régionales
de Jeunesse et Sports de favoriser la croissance de la filière
cheval. Cela change des propos de lutte des années 1990
ou les divers syndicats refusaient la main mise de ce ministère
sur la filière cheval et militaient pour un espace équestre
professionnel, plutôt agricole et en dehors du concept sportif.
Gilbert DE KEYSER
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