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On croit réver

Mais qui est à l'origine de ce site et de cette pétition ? En tous cas, pas des gens connaissant l'histoire réelle du tourisme équestre. Il faut dire qu'ils ont été tellement manipulés, trompés, embarqués dans une histoire sans avenir et des combats d'arrière garde qu'aucun d'entre eux ne peut en avoir une vision réelle. En tous cas, pas de signature.
Ce n'est pas la FFE qui a inventé le tourisme équestre, mais deux associations nées en 1972, l'Association Nationale de Tourisme Equestre (ANTE) et la Fédération des Randonneurs Equestres de France (FREF)L'aspect professionnel est né dans les années 1985 par le regroupement de professionnels au sein de l'Association des Professionnels de Tourisme Equestre (APTE-France), premier syndicat de patrons. Dans le même temps, l'ensemble des syndicats, boosté par le Groupement Hippique National (GHN), syndicat de patrons de centres équestres et de poneys club ont créé la Commission Paritaire des centres équestres (CPNE EE) en compagnie des syndicats de salariés (CGT, CFDT, FO..) et la convention collective, donc la grille des emplois et des métiers.
N'oublions pas que les diplômes fédéraux (BAP, GTE, ATE) n'ont été homologués qu'en mai 1995, pour 4 ans. Sans doute la plus mauvaise décision prise à la fois par le Ministère des Sports et par la FFE. En effet, ces homologations ont entrainées une fuite en avant de la FFE-CNTE, qui au lieu d’œuvrer pour l'ensemble des professionnels, a travaillé pour qu'il ne reste qu'elle et monopolisé toute la finance des formations.
Pour en revenir à la pétition, elle pose beaucoup de questions, à la fois sur la méconnaissance de ceux qu'ils l'ont initié, sur le concept actuel, Français et Européen, des formations professionnelles mais également sur la représentativité syndicale des salariés et des patrons d'entreprises équestres.
Je vais donc profiter de ce texte pour remettre "les pendules à l'heure" et tenter une fois encore, de faire éclater la vérité, quoique je me demande si cela intéresse vraiment quelqu'un ?


Gilbert DE KEYSER




Alerte ! Tourisme Equestre, espèce menacée ! : Avis à tous les cavaliers et meneurs d’attelage.
Première grande remarque : En quoi le tourisme équestre est-il aujourd'hui menacé plus qu'hier? Qui peut réellement penser aujourd'hui que des problèmes de formation ou de diplôme puissent mettre une profession en danger. Peut être que le problème se pose pour ceux qui depuis des années vendent des formations et plus de tourisme équestre. De quoi parle t'on ?
Ceux qui montent au créneau pour défendre un diplôme fédéral devraient se mettre dans la peau d'un professionnel dont la préoccupation principale est de vendre afin de faire de la recette. Par ailleurs, si les professionnels veulent intervenir dans la filière, il suffit de rejoindre les syndicats au sein de la commission paritaire.

Quelles places vont avoir les actuels « cadres formateurs » (GTE, Me
a.) Au niveau de la formation professionnelle ?
b.) Au niveau des jurys d'examen ?
c.) Qu'en sera-t-il de leurs statuts ? Seront-ils considères comme des simples enseignants animateurs (BPJEPS) ou, auront-ils un rôle de cadre malgré les changements actuels au niveau des brevets professionnels ?

Et pourquoi des cadres fédéraux seraient-ils des formateurs professionnels ? Est-il si difficile de comprendre que la branche tourisme équestre est aujourd'hui essentiellement placée dans le cadre des lois sur le travail. Les professionnels du tourisme équestre sont des spécialistes du tourisme en plus de posséder des connaissances liées au cheval mais pas nécessairement de la formation.

Les diplômes ATE et GTE ont été ajoutés dans la convention collective. Mais, aujourd'hui un Guide (cadre) est moins bien rémunéré qu'un soigneur responsable d'écurie ou un enseignant animateur au niveau du tarif horaire, Qu'est-il prévu ?

Comment ouvrir la formation professionnelle, qui semble être à l'avenir l'affaire de grosses structures, aux petites structures qui font un travail de qualité et qui sont des vrais spécialistes de la profession ?

Que vont devenir nos brevets de TE actuels ? (ATE, MATE, GTE. Maître Randonneur, chef de caravane, voir même nos petits Brevets de randonneur, bivouac)

Nous y voila ! En fait, on commence à comprendre que ceux qui mettent en place cette pétition n'ont pas de vision globale professionnelle mais milite pour une défense corporatiste d'un certain nombre d'avantages. POur commencer, il faut revenir sur la place des diplômes fédéraux (ATE, GTE et BAP) dans la convention collective. Ils ne peuvent pas y être en tant que tel puisque jamais ces diplômes n'ont reçu de validation de la certification professionnelle. Par décret, et pour ne pas pénaliser ceux (trop) nombreux qui ont passé ces diplômes, ils conservent leurs prérogatives et permettent d'exercer à vie. Ils ne sont pas pour autant devenu des diplômes professionnels.
Le problème de la rémunération ne se pose pas, puisque la convention collective ignore ces diplômes. Il faut redire également qu'un guide équestre n'est rien. Il n'existe pas. Cette rémunération est donc à négocier avec l'entreprise.
Pour ce qui est de la formation, et comme le disaient la FREF et l'APTE France, elle appartient aux formateurs et pas aux professionnels d'une branche. On peut être un bon professionnel et un mauvais formateur. Ce n'est pas le même métier. En fait, le regret des structures de formation FFE c'est d'avoir perdu le marché au profit de centres de formations classiques (Lycées agricoles, maisons familiales, structures spécialisées) A chacun son boulot. Le travail d'un centre de tourisme équestre c'est de vendre du voyage à cheval et pas de faire du gras grâce à des formations non contrôlées, non validées avec au bout du compte l'obtention de diplômes fédéraux.
Enfin, à la question du devenir des diplômes fédéraux après le 28 août 2007, ils redeviendront ce qu'ils étaient avant mai 1995, c'est à dire des diplômes d'utilisateurs ou de bénévoles. D'ailleurs, relevons donc le fait que l'homologation de 1995, qui a mis au rancart les formations et diplômes de la FREF et de l'APTE France n'a pas ému la FFE / CNTE. Il est un juste retour des choses : que l'intelligence et les lois sur le travail et la formation professionnelle prévalent enfin dans ces affaires !

Les jurys d'examen et les épreuves professionnelles permettaient aux professionnels du tourisme équestre de se rencontrer autour de leur métier. La disparition de nos diplômes va donc également faire mourir les échanges interprofessionnels...

Peut-on conserver un ATE comme brevet fédéral, comme c'est aujourd'hui le cas pour le MATE, qui n'a malheureusement jamais été homologué, seul brevet reconnu par la profession au niveau de l'attelage dans le tourisme équestre ? Le brevet de Meneur Accompagnateur permet aujourd'hui à beaucoup de personnes de trouver un contrat de travail notamment au niveau de communautés de communes (ramassage d'ordures, ramassage scolaire, et autres activités qui sont de plus en plus populaires') ou dans autres domaines privés ou publics comme les châteaux, les parcs...

Pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'ATE, puisque nous avons aussi une vocation touristique qui demande des qualités d'encadrement avant tout ? Tout le monde ne se sent pas l'âme d'un enseignant et ne choisira, de ce fait, pas forcement de passer un BPJEPS. Quelle sera l'alternative pour ces personnes N'y aurait-il donc plus de reconversions possibles pour des activités liées au tourisme et à l'environnement ?

On sent bien, à travers les revendications de ce tract, que l'impact des nouvelles lois, des nouvelles formations et des nouveaux diplômes posent un sérieux problème à tous ceux qui détenaient le pouvoir absolu depuis des années. Il apparaît que ceux là sont incapables de comprendre que l'avenir de la profession passe par la réunification des salariés et des patrons au sein de la commission paritaire. Ce sont les professionnels, réunis en syndicats, qui sont les patrons d'une branche et pas une fédération. Ce sont dans ces réunions que les professionnels se rencontrent. Par ailleurs, pourquoi ne pas inventer à ces professionnels en deuil, un espace dédié, par exemple une association de promotion, de rencontres, de discussions que l'on pourrait appeler Association Nationale de Tourisme Equestre ?
Il est spécieux de présenter les diplôme fédéraux comme permettant de travailler, alors que tout le monde sait aujourd'hui que c'est terminé. Evidemment, tous ceux qui possédaient ces brevets fédéraux pourront continuer à être salariés, grâce à un tour de passe passe ministériel. Sans doute, tous ceux qui n'étaient pas d'accord dans les années 1980, pour que l'ANTE soit dissoute dans la FFE doivent pleurer. Dommage qu'il n'y ait pas eu de visionnaire au sein de la branche tourisme équestre.
La question se pose de l'aternative au BP JEPS ? Elle existe déjà, par un premier diplôme : le CQP ASA (Certificat de qualification professionnelle d'Assistant Animateur Soigneur) avec une option accompagnement et une équitation. Il faut savoir qu'un deuxième CQP est en préparation, de niveau IV cette fois ci.

Pour donner un exempte : certaines personnes (40 ans et plus) pouvaient passe l’ATE pour changer de voie, pour créer un gîte, avec une petite activité équestre proposant des balades n’existera donc plus ? Les personnes désirant accompagner et / ou mener n’auront pas d’autre alternative que le BP JEPS.

Est-ce que les CQP répondent vraiment à cela, sachant que la durée de formation est d'une dizaine de mois et qu’il va être difficile pour les éventuels candidats de se faire financer la formation. De plus, le montage du dossier pour pouvoir former semble être long et laborieux et l’utilité des CQP reste à prouver.

On peut comprendre qu'il ne soit pas simple de gommer le passé. On peut ne pas être d'accord sur les voies choisies, mais a un moment donné, il faut travailler pour le bien commun et non plus pour une chapelle quelconque. Par ailleurs, il ne faut pas être de mauvaise fois. On peut donner raison à ceux qui présentent cette pétition, non pas pour l'ATE mais sur la valeur du BP JEPS. En même temps, on ne peut critiquer le CQP comme cela. En fait, il est un petit diplôme de niveau V, qui permet de travailler contre rémunération. L'alternative est-la.
Pour ce qui concerne le financement du CQP, pourquoi serait-il plus difficile à obtenir que l'ATE d'autrefois. D'autant que le CQP en question est un vrai diplôme professionnel, reconnu par l'état et entrant de ce fait dans le cadre des financements habituels.
Pour ce qui est de devenir formateurs pour ces CQP, le chemin à suivre est relativement facile, sauf que des contingences matérielles limitent les habilitations.

Comment faire globalement pourêtre mieux informé sur ce qui se passe au niveau des changements dans le domaine du TE, mieux être écouté et pour mieux pouvoir intervenir ? Les professionnels sont partout en France. Leurs activités sont diverses, il serait bien que tous communiquent et interviennent plus, pour faire savoir quel est leur point de vue et pour défendre leur métier, qui, jusqu’à aujourd’hui, étaient variés et qui seront à l’avenir ramenés à un seul titre « le BP JEPS »

Une fois encore, la vie des professionnels ne peut être auprès d'une fédération. De la même manière, un professionnel ne devrait pas entrer dans le jeu des ventes de cartes de la FFE. Pour que les professionnels soient mieux informés il suffit d'adhérer à un syndicat de salariés ou de patrons. On peut également faire partie des commissions paritaires régionales.
Par exemple, il serait bon de travailler sur un Bac Pro avec une option équitation. Ainsi, un jeune de 16 ans pourrait commencer à ce former et sortir à 20 ans avec un diplôme lui permettant de travailler, voire de s'installer. Ce qui est certain c'est que le BP JEPS n'est plus le seul diplôme, ce qui ne doit pas empêcher de lutter contre.

Avis à tous ! si vous aussi vous vous inquiétez pour l’avenir du tourisme équestre et que la situation actuelle ne semble pas correspondre à vos attentes, exprimez-vous en donnant votre signature pour le faire savoir

PUBLIE PAR : Alerte tourisme équestre menacé.






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