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| L'ostéopathie
équine
Nous y sommes. Après avoir
laissé les choses se faire, l'ordre des vétérinaires
vient de sonner le glas d'une fausse profession. Quelques centaines
de praticiens, ne possédant aucun diplome, ou encore un diplôme
d'ostéopathe humain, voire des diplômes passés
à l'étranger se sont installés. Chacun d'eux
savait que cela était interdit, mais ils ont risqué
le tout pour le tout. Ce n'est pas faute d'avoir été
alertés. Dans toutes nos réunions d'informations auprès
des jeunes, nous avons du palabrer pendant des heures pour faire
entendre raison aux jeunes et aux parents. |
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Il faut vraiment
se poser la question de la place de l’ostéopathie
équine en France. Sans
doute est ce le même combat que celui qui fut mené
par les ostéopathes humains. Sauf que pour la plupart,
il s’agissait de kinésithérapeutes qui évoluaient
vers une autre façon de soigner. Evidemment, par la suite,
les formations d’ostéopathe se sont généralisées.
Il n’empêche que la réalité de l’ostéopathie
humaine n’est pas si claire puisque même si une
loi est passée il y a quelques années, les décrets
d’application eux ne sont toujours pas sortis.
Que dire alors des ostéopathes
équins ? S’il ne
tenait qu’au respect de la loi et de la logique vétérinaire,
eu égard à la place de l’ostéopathie
humaine et de la petitesse de la niche équestre, on ne
voit pas quel pourrait être leur avenir. Par ailleurs,
on peut s’étonner de l’insistance des quelques
ostéopathes francais à s’opposer aux vétérinaires
et au code rural, alors qu’ils pourraient, stratégiquement,
se décaler et choisir une pratique et un contexte non
médical (voir interview de Jean Michel BOUDARD). Après
tout, quel est le but de ces hommes et femmes ? Aider au bien
être des chevaux et gagner leur vie grâce à
une activité qui les épanouit.
Et pourquoi pas ?
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L’OSTEOPATHIE
EN France
Plus de 200 professionnels
proposent de l’ostéopathie en France. Certains
sont vétérinaires, d’autres sont ostéopathes
humains et quelques uns ont suivi des formations à l’étranger.
Un syndicat existe, bataillant pour faire reconnaître
cette profession. Pour cela, il structure les activités,
réfléchit aux formations mais se heurte à
une constante : les métiers des soins sont réservés
aux seuls vétérinaires (voir code rural) Ainsi,
les rencontres avec le syndicat des vétérinaires
ou avec les responsables de l’ordre des vétérinaires
ne leurs permettent pas aujourd’hui de croire à
une évolution positive. Alors que dire à tous
ceux qui rêvent à un métier des soins aux
chevaux ?
Pour croiser plus de 3000 jeunes par an dans des rencontres
d’orientation, durant les salons du cheval, je dois relever
que les questions principales tournent autour des soins aux
chevaux. Toutefois, les jeunes (et leurs parents) savent la
difficulté des études vétérinaires.
Alors ils cherchent une faille pour faire un métier dans
les soins plus facilement. Par ailleurs, quelle est la véritable
demande ? : à 80 % elle émane de filles (assez
jeunes), qui veulent « tripatouiller » les chevaux.
D’ailleurs la chirurgie ne les intéresse pas et
le sang encore moins. Il y a de toute évidence une grande
part de fantasme et d’irréalisme dans cette vue
professionnelle. Premièrement car cette affectivité
animale est chassée au fur et à mesure par les
relations humaines ; deuxièmement parce que travailler
ce n’est pas jouer et que les contraintes sont plus fortes
que le plaisir ; enfin parce que travailler a pour objectif
de gagner sa vie, et que la niche professionnelle en question
est ultra restreinte.
Aucune formation reconnue n’existe bien que l’on
trouve en France et à l’étranger des écoles
d’ostéopathes. Des formations accélérées
sont organisées, centrées sur les gestes techniques,
mais elles paraissent insuffisantes. Il est utile de rappeler
ici que seuls les vétérinaires diplômés
peuvent exercer. Certains professionnels pensent qu’il
est nécessaire de faire au moins 5 années d’études
humaines avant de se lancer dans l’ostéopathie
équine. L’IRATEV propose une formation d’ostéopathie
équine sur un an pour les professionnels du cheval ou
sur 2 ans pour les autres. L’OFPTM propose des stages
courts de 32 heures en direction des praticiens justifiant de
bonnes connaissances en ostéopathie.
Gilbert DE KEYSER
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