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LA LETTRE
DU SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRISES EQUESTRES
Pour un défenseur du tourisme
équestre acharné comme moi, qui depuis des années
milite pour une vraie filière spécifique, les cocoricos
du syndicat SNETE me traumatisent. A lire le texte de son président,
c’est grâce à un travail acharné que les
« résultats » ont été obtenus.
Malheureusement, même s’il est vrai que le syndicat
est présent dans les discussions, les résultats sont
obtenus de fait. Tout va dans le sens. Un exemple, malgré
le souhait du syndicat de faire accepter l’ATE comme étant
un diplôme professionnel, cela n’était pas possible
légalement et donc cette formation et son diplôme sont
retournés dans le giron fédéral (FFE). Tout
ce qui se passe m’incite à proposer pour le mois de
février un vrai grand dossier sur le tourisme équestre.
On y trouvera chronologiquement tous les détails et les textes
de lois depuis 1995 jusqu’à aujourd’hui. Nous
saurons enfin ce qu’il en est !
Gilbert DE KEYSER |


Pour ce
qui concerne la TVA à 5.5 %, on pourrait croire à
la lecture du document que le SNETE a été un élément
prépondérant de cette action. La réalité
est différente puisque c’est le GHN qui a été
le véritable moteur de ce travail. De plus, cette affaire
de TVA cache en réalité un combat de tous les syndicats
agricoles de voir intégrer la partie équestre au sein
de l’espace agricole ou se trouvait déjà l’élevage
et les courses. Ce qu’il faut donc souligner c’est que
c’est l’ensemble du monde équestre professionnel,
donc pas les compétitions, qui entre dans le milieu agricole,
ce qui parait logique. La TVA n’est donc qu’une partie
des changements de la filière équestre. Il y a d’ailleurs
à faire une différence entre filière équestre
et filière cheval, car les courses et l’élevage
dépendent du Ministère de l’Agriculture depuis
longtemps. |

Le
tourisme équestre a enfin son diplôme d’état
! Et quel diplôme ….
On aurait pu supposer que les « responsables » de l’avenir
du tourisme équestre avaient une « vision » de
ce métier, davantage un métier de tourisme que d’un
métier de l’équitation. Pas du tout. Il faut
revenir aux années 1990 pour trouver un vrai syndicat (APTE
France) qui avait cette vision professionnelle. Ce syndicat n’a
pas tenu, à la fois pour des raisons internes et de la pression
du Ministère de la Jeunesse et des Sports. De fait, ce brevet
sportif est un diplôme d’animation. Quel est l’intérêt
d’un professionnel qui vend du cheval à l’heure
sur les plages des Saintes maries de la mer ou des semaines de randonnées
dans le Jura ? D’autant que cette formation est moins une
formation de praticien du cheval de loisirs et d’extérieur
que d’un diplôme d’animateur social. Ce syndicat
qui se glorifie d’un diplôme d’état devrait
être rouge de honte. Il a aidé le système fédéral
et le ministère des Sports à casser une vraie profession
de la randonnée et du tourisme.
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Le syndicat
négocie avec le Ministère des Sports pour obtenir
des allégements afin d’obtenir le brevet professionnel
JEPS. Quel malheur pour une branche de la filière équestre
professionnelle que de se conduire comme un partisan de la fédération
équestre. Quel intérêt y trouve t-il ? Doit-on
croire que les quelques professionnels à la tête de
ce syndicat sont à ce point décalés des réalités
quotidiennes des centaines de professionnels du tourisme équestre
qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui n’arrivent
pas à décider leurs enfants à prendre la suite
de l’entreprise familiale ou les jeunes en question n’ont
pas les moyens intellectuels pour passer un brevet aussi compliqué
? En fait, l’obsession du syndicat depuis plus de 10 ans,
ce sont les diplômes fédéraux ATE et GTE. |
| Mais voilà que l’on
parle enfin des CQP (Certificat de Qualifications Professionnelles)
concernant le tourisme équestre. A la base c’est une
excellente idée, puisque cela peut permettre l’accès
à la branche par un niveau d’étude moins important
que le BP (niveau 5, c’est à dire au moins le bac). La
commission paritaire (CPNE équestre) a d’ailleurs mis
dans sa grille de classification un animateur soigneur qui aurait
pu s’adapter. A la grande limite, pour se différencier,
le syndicalisme équin aurait pu négocier pour un CQP
d’animateur accompagnateur ce qui aurait été parfait.
Et bien pas du tout ! Comme vous pouvez le lire, la négociation
est pour un CQP de soigneur aide accompagnateur (sic). Pourquoi pas
un CQP d’apprenti soigneur / aide accompagnateur ? Quelles prérogatives
aura le détenteur de ce CQP ? Pourra t’il travailler
seul, faire de l’initiation ? |
Enfin, nous
revoici avec l’ATE et le GTE présentés comme
« les métiers d’ATE et GTE » et qu’il
faudrait réintégrer sur la grille des salaires. Mais
de quel droit un diplôme fédéral, fut-il homologué
pendant 4 ans (1995 à 1999) devrait-il devenir professionnel
? Par ailleurs, réintégrer veut dire déjà
intégré et à ce propos il faut dire que cette
situation n’a pas duré longtemps. Le conseil à
donner au syndicat est d’arrêter de courir après
ces diplômes et de proposer des diplômes et formations
véritablement professionnels. Peut être qu’enfin
la branche du tourisme équestre pourra se structurer et proposer
aux professionnels actuels et à venir une voie moins chaotique
que celle qui est proposée aujourd’hui. |
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